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Les analyses hebdomadaires
Depuis de nombreuses années, dans notre humble objectif d’améliorer la situation de l’économie française, nous n’avons cessé de proposer des mesures économiques, que nous présentions comme n’étant ni de droite, ni de gauche, mais simplement de bon sens. Grande a évidemment été notre satisfaction lorsqu’un candidat aux élections présidentielles françaises, devenu depuis Président de la République, a repris cette thématique. Et ce même si nous sommes toujours restés très circonspects sur la véracité de ce discours. D’ailleurs, depuis son accession au pouvoir, force est de constater que la mise en pratique de ce « ni-ni » s’avère particulièrement difficile. Et c’est précisément là que se trouve l’erreur de ce raisonnement. En effet, en voulant satisfaire tout le monde, à droite comme à gauche, on ne fait finalement rien de très significatif et on se retrouve dans le consensus mou. C’est ainsi que, depuis Lionel Jospin en 1998-2001 jusqu’à François Hollande, en passant par Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, la France s’est engouffrée dans un « ni-ni » destructeur, c’est-à-dire dans un immobilisme maladif qui a eu pour principale conséquence de coincer l’économie française dans la croissance molle et le chômage élevé. Et, malheureusement, alors qu’il avait suscité un fort espoir de renouvellement, voire de révolution, chez certains, Emmanuel Macron est très vite rentré dans le moule du « ni-ni » et surtout du surplace. Le problème est qu’à force de ne vouloir froisser personne on finit par déplaire à tout le monde. Dans ce cadre, plutôt que de rester immobilisé dans le « ni-ni », il nous paraît beaucoup plus opportun de se lancer dans le « et-et », c’est-à-dire de prendre des mesures de droite et de gauche, c’est précisément le but de la « thérapie de choc bienveillante » que nous mettons en avant depuis quelques années. Nous avons simplement eu tort de la présenter sous l’angle du « ni-ni », qui revient finalement à ne rien faire. Elle doit, au contraire, être appréhendée dans la version plus courageuse du « et-et ». Il ne nous reste donc plus qu'à souhaiter que très vite, les dirigeants politiques français, mais aussi les citoyens, comprennent qu'il est désormais possible, voire indispensable, d'être à la fois de droite et de gauche, donc libéral et keynésien, de faires des réformes structurelles sur l'offre tout en soutenant la demande et en imposant une règle d'or : l'efficacité et la rationalité économiques doivent toujours primer sur les dogmatismes théoriques et idéologiques...
A suivre du 24 au 28 juillet :
- Lundi 24, 2h30 (heure de Paris) : légère baisse de l’indice Nikkei Markit des directeurs d’achat au Japon.
- Lundi 24, de 9h à 10h : repli généralisé des indices Markit des directeurs d’achat en France, en Allemagne et dans la zone euro, tant dans l’industrie que dans les services.
- Lundi 24, 15h45 : les indices Markit dans l’industrie manufacturière et les services reculent également aux Etats-Unis.
- Mardi 25, 8h45 : les indices INSEE du climat des affaires dans l’industrie et dans l’ensemble des secteurs régressent légèrement dans l’Hexagone.
- Mardi 25, 10h : l’indice IFO du climat des affaires recule modérément outre-Rhin.
- Mardi 25, 16h : léger repli de l’indice du Conference Board de confiance des ménages américains.
- Mardi 25, 18h : petit recul correctif du chômage français.
- Mercredi 26, 8h45 : l’indice INSEE de confiance des ménages en France perd un point.
- Mercredi 26, 10h30 : à cause d’un effet de base défavorable, le glissement annuel du PIB britannique recule nettement au deuxième trimestre.
- Mercredi 26, 20h : la Fed maintient son taux objectif des federal funds à 1,25 %.
- Jeudi 27, 8h : léger repli de l’indice GfK de confiance des consommateurs en Allemagne.
- Jeudi 27, 14h30 : petit rebond des commandes de biens durables aux Etats-Unis.
- Jeudi 27, 14h30 : quasi-stabilisation du déficit de la balance des marchandises aux Etats-Unis.
- Vendredi 28, 1h30 : l’inflation recule légèrement au Japon.
- Vendredi 28, 1h30 : le taux de chômage japonais se stabilise à 3,1 %.
- Vendredi 28, 7h30 : la croissance française reste fragile au deuxième trimestre.
- Vendredi 28, 8h45 : la consommation des ménages français repart à la baisse.
- Vendredi 28, 8h45 : l’inflation se stabilise à 0,7 % en France.
- Vendredi 28, 11h : l’indice de sentiment économique dans la zone euro repart à la baisse.
- Vendredi 28, 14h : l’inflation allemande recule à 1,5 %.
- Vendredi 28, 14h30 : rebond appréciable de la croissance américaine au deuxième trimestre.
- Vendredi 28, 16h : confirmation de la baisse de l’indice Reuters/Université du Michigan de confiance des consommateurs.