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Et pendant ce temps, la croissance chinoise augmente encore.
ACDEFI - 25 avril 2017

Ce n'est pas en France que cela se produirait : démentant les prévisions gouvernementales volontairement modérées, les statistiques de la croissance chinoise ont fait état d'une nouvelle augmentation de cette dernière. Au premier trimestre 2017, elle a effectivement atteint 6,9 %, contre 6,8 % lors du trimestre précédent et 6,7 % au troisième trimestre 2016.

Dans le même temps, l'inflation est restée très faible, en l'occurrence à 0,9 % en mars.

 

Chine : la croissance à 6,9 % et l'inflation à 0,9 %.

Pour visualiser le graphique, merci de consulter le fichier pdf

Sources : NBSC, ACDEFI

 

Autrement dit, la croissance chinoise reste forte (0,4 point au-dessus de la prévision gouvernementale) et l'inflation largement sous contrôle.

 

Les ventes au détail et la production industrielle se redressent nettement en Chine en février.

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Sources : NBSC, ACDEFI

 

Corroborant cette vigueur, les ventes au détail et la production industrielle ont accéléré en février.

Après avoir reculé à 9,5 % en janvier, le glissement annuel des ventes au détail a ainsi rebondi à 10,9 %, retrouvant son niveau de décembre 2016, qui était un plus haut depuis décembre 2015.

Quant à la production industrielle, son glissement annuel est passé de 6,3 % en janvier 2017 à 7,6 % en février. Il s'agit d'un sommet depuis janvier 2015.

De quoi rappeler que l'économie chinoise est bien loin du ralentissement généralement avancé.

Cette bonne santé n'a évidemment pas manqué de stopper la dégringolade du renminbi. Ce dernier est ainsi passé de 6,90 yuan pour un dollar le 10 avril à 6,88 depuis le 17 avril et la publication de ces bons chiffres.

 

L'augmentation de la croissance chinoise a stoppé la dépréciation du yuan.

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Sources : NBSC, ACDEFI

 

Rappelons néanmoins que le niveau de parité de pouvoir d'achat de la devise chinoise est d'environ 3,5 yuans pour un dollar. L'économie chinoise continuera donc de bénéficier d'un yuan sous-évalué qui lui permettra notamment d'exporter massivement et de bénéficier d'une croissance vigoureuse.

Au total, nous confirmons notre prévision d'une croissance chinoise de 7 % sur l'ensemble de l'année 2017, soit 0,5 point de mieux que la prévision gouvernementale, qui ne l'oublions pas, a pour principal objectif de maintenir le yuan à un bas niveau.

 

 

Marc Touati

Les analyses hebdomadaires
On m'accuse parfois d'excès de pessimisme. Dernièrement, un investisseur m’a même qualifié de « cygne noir ». Même si je suis aguerri face aux critiques, je dois avouer que je ne suis pas insensible à ce type de jugement, pour la simple raison que je suis tout sauf pessimiste. En fait, bien loin de ce vrai défaut, je suis un optimiste acharné. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle, en dépit des déboires de l'économie française et du manque de courage des dirigeants hexagonaux depuis des années, je continue de préconiser, notamment dans mes deux derniers livres « Guérir la France La thérapie de choc » et « La fin d'un monde », des recettes pour sortir notre « douce France » de l'ornière économique et sociétale. Pour autant, si je refuse de céder au pessimisme maladif et au « déclinisme », je me dois et nous nous devons collectivement d'être réalistes. C'est dans ce cadre que je m'impose de dire la vérité et d'analyser les chiffres de l'économie française et l’évolution des marchés financiers avec honnêteté et impartialité. Autrement dit, j’ai toujours refusé de devenir un pessimiste invétéré et d’être considéré comme tel. En revanche, quelles que soient les pressions, je continue et continuerai de dire la vérité. Ainsi, en dépit de l’euphorie ambiante qui voudrait que la France va très vite retrouver la croissance forte et que les marchés boursiers vont encore flamber, je dois vous mettre en garde contre la forte probabilité de déceptions face à ces espoirs. Et ce d'autant que les risques extra-économiques sont nombreux : dangers géopolitiques et militaires, notamment en Corée du Nord et au Moyen-Orient, menace de destitution du Président Trump, risques d'attentats et de désordres sociaux un peu partout en Europe, sans oublier les sempiternelles crises grecques, mais aussi les risques bancaires en Chine et à travers le monde, qui sont, pour l’instant enfouis dans l’inconscient collectif mais qui demeurent incandescents. Dans ce cadre, je maintiens ma prévision d’une baisse d’au moins 15 % des grands indices boursiers dans les six prochains mois, avec une croissance économique d’au mieux 3,3 % pour la planète et d’environ 1 % pour la France. Croyez-moi, j'aimerais vraiment annoncer de meilleures nouvelles pour l'économie française et pour l’avenir des marchés financiers, mais je ne suis pas magicien. Je me contente simplement de dire la vérité et d'établir mes prévisions sur la base de la réalité économique...