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Les analyses hebdomadaires
Les marchés boursiers seraient-ils vraiment devenus insensibles ou alors complètement insensés ? En effet, pour la troisième fois consécutive, ces derniers sont restés impassibles face à la survenue d’un attentat dramatiquement meurtrier sur le territoire européen. Pire, ils ont même continué de progresser. Ainsi, le 16 novembre 2015 (premier jour de bourse après les attentats du 13 novembre 2015), le Cac 40 n'a baissé que de 0,1 % et le Dow Jones a progressé de 1,4 %. En cinq jours, le premier avait augmenté de 2,1 % et le second de 3,4 %. Bis repetita à la suite du drame du 14 juillet 2016 à Nice. Le 15 juillet, après avoir pourtant progressé de 7,3 % au cours des six jours précédents, le Cac 40 ne perd que 0,3 %. Au cours des huit jours suivants, il augmentera encore de 1,4 %. Quant au Dow Jones, il progressera de 1,2 % entre le 14 et le 20 juillet. Au lendemain du dramatique attentat de Manchester, un phénomène tout aussi dérangeant s’est produit : + 0,5 % pour le Cac 40, + 0,2 % pour le Dow Jones et seulement - 0,15 % pour le Footsie, qui a ensuite progressé de 0,4 % sur la journée du 24 mai. Comment peut-on expliquer de telles évolutions dans un tel contexte ? Un excès de volontarisme des investisseurs qui voudraient ainsi montrer aux terroristes et au monde qu'ils ne cèdent pas à la peur, faisant également preuve d’une résilience à toute épreuve ? Ou, au contraire, un manque de compassion des marchés, qui ne pensent qu'à leurs petits intérêts et à profiter de l'excès de liquidités ? Ou encore, les deux à la fois ? En fait, selon nous, cette progression des marchés boursiers en pleine psychose terroriste et alors que la croissance économique ne s’accélère plus à l’échelle de la planète et commence même à ralentir dans certains pays, notamment en Chine, montre simplement que la bulle boursière se poursuit et s'exacerbe. Dans ce cadre, le dégonflement de cette bulle dans les prochains mois n'en sera que plus brutal. Explications et prévisions...
A suivre du 29 mai au 2 juin :
- Mardi 30, 1h30 (heure de Paris) : stabilisation du taux de chômage japonais à 2,8 %.
- Mardi 30, 8h45 : confirmation de la faible croissance française au premier trimestre 2017.
- Mardi 30, 8h45 : léger rebond correctif de la consommation des ménages en France.
- Mardi 30, 8h45 : stabilisation de l’indice INSEE de confiance des ménages.
- Mardi 30, 11h : petite baisse de l’indice de sentiment économique dans la zone euro.
- Mardi 30, 14h : l’inflation allemande baisse de 0,1 point à 1,9 %.
- Mardi 30, 14h30 : augmentation modérée des revenus et de la consommation des ménages aux Etats-Unis.
- Mardi 30, 16h : légère diminution de l’indice du Conference Board de confiance des consommateurs outre-Atlantique.
- Mercredi 31, 8h45 : l’inflation française baisse de 0,2 point à 1 %.
- Mercredi 31, 9h55 : stabilisation du taux de chômage allemand à 5,8 %.
- Mercredi 31, 11h : l’inflation de la zone euro recule à 1,8 %.
- Mercredi 31, 11h : le taux de chômage se stabilise à 9,5 % dans la zone euro.
- Mercredi 31, 20h : le Beige Book devrait confirmer un statu quo durable de la politique monétaire de la Fed.
- Jeudi 1er, 2h30 : la petite baisse de l’indice Markit Nikkei PMI dans l'industrie manufacturière japonaise est confirmée.
- Jeudi 1er, 3h45 : l’indice Markit Caixin PMI dans l'industrie manufacturière chinoise se stabilise légèrement au-dessus de la barre des 50.
- Jeudi 1er, 9h50 : confirmation de la diminution de l’indice Markit PMI du mois dans l’industrie française.
- Jeudi 1er, 9h55 et 10h : l’augmentation de l’indice Markit PMI dans l'industrie manufacturière est confirmée en Allemagne et dans la zone euro.
- Jeudi 1er, 10h30 : l’indice Markit PMI dans l'industrie manufacturière britannique recule légèrement.
- Jeudi 1er, 14h15 : ralentissement des créations d’emploi dans le secteur privé américain.
- Jeudi 1er, 16h : l’indice ISM dans le secteur manufacturier américain se stabilise autour des 54,5.
- Vendredi 2, 14h30 : ralentissement des créations d’emploi et stabilisation du taux de chômage aux Etats-Unis.
- Vendredi 2, 14h30 : encore 44 milliards de dollars de déficit commercial américain.