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Les analyses hebdomadaires
On m'accuse parfois d'excès de pessimisme. Dernièrement, un investisseur m’a même qualifié de « cygne noir ». Même si je suis aguerri face aux critiques, je dois avouer que je ne suis pas insensible à ce type de jugement, pour la simple raison que je suis tout sauf pessimiste. En fait, bien loin de ce vrai défaut, je suis un optimiste acharné. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle, en dépit des déboires de l'économie française et du manque de courage des dirigeants hexagonaux depuis des années, je continue de préconiser, notamment dans mes deux derniers livres « Guérir la France La thérapie de choc » et « La fin d'un monde », des recettes pour sortir notre « douce France » de l'ornière économique et sociétale. Pour autant, si je refuse de céder au pessimisme maladif et au « déclinisme », je me dois et nous nous devons collectivement d'être réalistes. C'est dans ce cadre que je m'impose de dire la vérité et d'analyser les chiffres de l'économie française et l’évolution des marchés financiers avec honnêteté et impartialité. Autrement dit, j’ai toujours refusé de devenir un pessimiste invétéré et d’être considéré comme tel. En revanche, quelles que soient les pressions, je continue et continuerai de dire la vérité. Ainsi, en dépit de l’euphorie ambiante qui voudrait que la France va très vite retrouver la croissance forte et que les marchés boursiers vont encore flamber, je dois vous mettre en garde contre la forte probabilité de déceptions face à ces espoirs. Et ce d'autant que les risques extra-économiques sont nombreux : dangers géopolitiques et militaires, notamment en Corée du Nord et au Moyen-Orient, menace de destitution du Président Trump, risques d'attentats et de désordres sociaux un peu partout en Europe, sans oublier les sempiternelles crises grecques, mais aussi les risques bancaires en Chine et à travers le monde, qui sont, pour l’instant enfouis dans l’inconscient collectif mais qui demeurent incandescents. Dans ce cadre, je maintiens ma prévision d’une baisse d’au moins 15 % des grands indices boursiers dans les six prochains mois, avec une croissance économique d’au mieux 3,3 % pour la planète et d’environ 1 % pour la France. Croyez-moi, j'aimerais vraiment annoncer de meilleures nouvelles pour l'économie française et pour l’avenir des marchés financiers, mais je ne suis pas magicien. Je me contente simplement de dire la vérité et d'établir mes prévisions sur la base de la réalité économique...