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"Quand la zone euro explosera..."
L'un des best-sellers des livres économiques en 2013
Le premier livre a avoir prévu la sortie de la récession dès février 2009
Plus de 15 000 exemplaires vendus
Merci aux 12500 signataires de la
petition pour une BCE responsable
Malheureusement, le combat continue...
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Economic World - 12 juin 2017
Comme cela s'observe depuis quelques semaines, les statistiques relatives à la conjoncture internationale continuent de souffler le chaud et le froid. Aux Etats-Unis par exemple, les indices ISM des directeurs d'achat sont certes restés appréciables mais montrent que la croissance américaine demeure fragile. Dans l'industrie manufacturière, cet indicateur avancé de l'activité a atteint 54,9 en mai (contre 54,8 en avril). Dans les services, il a perdu 0,6 point sur un mois, à désormais 56,9. Piètre consolation pour « l'oncle Donald », la Chine commence également à ralentir. Ainsi, en mai, l'indice Caixin des directeurs d'achat dans l'industrie est repassé sous la barre des 50, une première depuis juin 2016. Avec un niveau de 49,6, il n'y a certes pas péril en la demeure, mais de quoi néanmoins conserver une certaine dose de prudence. En outre, après un net rebond début 2017, l'indice Nikkei des directeurs d'achat dans l'industrie a perdu 0,9 point en mai. Cependant, l'indice correspondant dans les services en a gagnés 2. De quoi confirmer que la croissance indienne devrait rebondir et se stabiliser autour des 7 % sur l'ensemble de l'année 2017. Plus globalement, il faut également noter qu'en mai, le nombre de pays connaissant une récession industrielle a augmenté à travers le globe, en l'occurrence neuf, contre cinq en avril. L'indice « Monde » a même perdu 0,1 point à 52,6. Un niveau toujours convenable, mais qui montre que la croissance mondiale sera bien proche de notre prévision, en l'occurrence 3,3 %.
Economic World - 22 mai 2017
Comme nous l'évoquions il y a quelques semaines, cela reste un des grands mystères de la conjoncture récente : En dépit de la bonne santé des indicateurs avancés (tels que les indices des directeurs d'achat ou ceux du climat des affaires), la croissance est restée molle dans le monde développé. Eurostat vient ainsi de confirmer que le PIB de la zone euro a progressé de 0,5 % au premier trimestre 2017, entraînant une baisse de 0,1 point de son glissement annuel à 1,7 %. C'est certes correct, mais loin des 2,5 % que laissaient anticiper les indicateurs avancés. C'est évidemment toujours mieux que le petit 0,8 % de la France, qui accuse ainsi une diminution de 0,4 point sur un trimestre. Ce qui constitue la plus forte baisse au sein de la zone euro. Pour un pays où tout va mieux, cela est un peu problématique. Même en Italie, où un décrochage similaire s'est observé, le glissement annuel du PIB n'a perdu « que » 0,2 point à 0,85 % précisément. Encore plus grave et sans surprise, la Grèce est retombée en récession, confirmant que les perfusions permanentes de la zone euro ont été incapables de sortir la Grèce de l'ornière. Pour ceux qui croient que la crise grecque est terminée, ils feraient mieux de méditer cette triste réalité, qui risque d'ailleurs de se détériorer davantage avec la récente remontée de l'euro. Une détérioration qui ne manquera pas de toucher les autres pays de l'UEM et notamment la France qui, juste après la Grèce, est le pays qui affiche le plus mauvais résultat de la zone euro au premier trimestre. Mais chut ! Puisqu'on vous dit que tout va bien et que tout va aller de mieux en mieux...
Economic World - 08 mai 2017
Economic World - 18 avril 2017
Economic World - 20 mars 2017
Sans surprise, la Réserve fédérale américaine a augmenté son taux objectif des federal funds de 25 points de base le 15 mars dernier, portant ce dernier à 1 %. Confortant ce geste, le glissement annuel des prix à la consommation a encore augmenté en février à 2,7 %, un plus haut depuis février 2012. N'oublions cependant pas que l'objectif d'inflation de la Fed est de 2,5 % mais pour le « core CPI », c'est-à-dire hors énergie et produit alimentaire, également appelée « inflation sous-jacente ». Or, le glissement annuel de cet indice a reculé de 0,1 point en février à 2,2 %. Voilà pourquoi, la Fed reste prudente et n'est pas prête à sortir l'artillerie lourde. D'ailleurs, si la croissance américaine est appréciable, elle reste proche des 2 %, contre un objectif de la Fed de 2,5 % à 3 %. Dans ce cadre, nous continuons d'anticiper que la Fed ne prendra aucun risque et resserrera son étreinte monétaire à pas comptés, c'est-à-dire par touche de 25 points de base, sans dépasser la barre des 1,75 %. D'ores et déjà, l'écart de taux d'intérêt Fed-BCE se creuse, ce qui devrait permettre à l'euro de rester faible, en dépit de réactions épidermiques, comme la remontée de l'euro depuis le 16 mars. Plutôt que d'intégrer le différentiel durable de politiques monétaires entre les deux côtés de l'Atlantique, les investisseurs ont effectivement préféré surpondérer la prudence de la Fed et la victoire du parti libéral du Premier ministre Mark Rutte aux Pays-Bas, pour jouer temporairement l'euro contre le dollar. Une stratégie qui laissera rapidement la place à une remontée du billet vert. Et ce d'autant que les écarts de croissance et d'inflation, mais aussi de taux monétaires et obligataires, augmenteront en faveur du dollar.
Economic World - 06 mars 2017
Tandis que la campagne présidentielle française se transforme en vaudeville en attendant de tourner au vinaigre, l'économie américaine continue de surprendre par son dynamisme, lui-même alimenté par un optimisme impressionnant. Ainsi, en décembre 2016, lorsque l'indice du Conference Board de confiance des ménages américains faisait un bon de 4,3 points sur un mois et atteignait un plus haut depuis août 2001, il était alors possible de s'interroger sur la véracité et la durabilité de cet optimisme. Des doutes renforcés en janvier 2017, lorsque ce même indice reculait de 1,9 point. Pourtant, balayant ces interrogations, cet indice a encore progressé de 3 points en février. Avec un niveau de 114,8, il atteint désormais un sommet depuis juillet 2001. Même son de cloche du côté des entreprises et de leurs directeurs d'achat, dont l'optimisme ne se dément pas. Fort heureusement, la zone euro profite également de cette embellie américaine, mais toujours sans euphorie. Une fois encore, la France est malheureusement restée en retrait de ce mouvement. Dans l'industrie, elle réalise par exemple la moins bonne performance des principaux pays de la zone euro. Elle n'est en fait « dépassée » que par la Grèce qui demeure en récession en février. L'évolution du taux de chômage est tout aussi triste pour notre « douce France ». En effet, les révisions statistiques d'Eurostat ont entraîné une nette hausse du taux de chômage français, qui a atteint 10 % en décembre et janvier (contre 9,6 % annoncé précédemment). Ce niveau doit évidemment être comparé aux 9,6 % de la zone euro, aux 4,7 % du Royaume-Uni et aux 3,8 % de l'Allemagne...
Economic World - 20 février 2017
Economic World - 13 février 2017
Comme nous l'annonçons depuis plusieurs mois, la volatilité s'est non seulement installée sur les marchés financiers, mais ne cesse de s'intensifier. Ainsi, au gré des déclarations de Donald Trump, des sondages sur l'issue des élections présidentielles françaises, ou encore des annonces du FMI sur l'état de l'économie grecque, les marchés passent de l'euphorie à la déprime et réciproquement. Une fois encore, il est donc indispensable de garder la tête froide et de faire ses prévisions sur la base des fondamentaux économiques. Ainsi, au regard de ces derniers, il ne fait aucun doute que les marchés boursiers et obligataires sont surévalués et que des ajustements baissiers sur les cours des actions et haussiers sur les taux des obligations d'Etat vont se produire dans les prochains mois. Et ce d'autant que l'instabilité politique va rester forte. D'ores et déjà, les taux des obligations des Etats eurolandais ont fortement augmenté au cours des derniers mois, une tension qui s'intensifie depuis quelques semaines. Il n'y a donc plus de doute : le krach obligataire a bien commencé dans la zone euro et ne manquera pas de s'intensifier au cours des prochains mois. Avec un premier test majeur : les élections législatives néerlandaises du 15 mars. Si l'extrême droite l'emporte et a fortiori si elle peut former un gouvernement (ce qui n'est pour le moment pas envisagé), les marchés obligataires mais aussi boursiers devraient connaître de fortes secousses.
Economic World - 02 janvier 2017
En dépit des craintes et des dangers, le pire a donc finalement été évité en 2016. Rien de mieux que quelques graphiques pour s'en rendre compte. Ainsi, après un début d'année difficile, la croissance mondiale a réussi à se redresser à partir de l'été, pour finalement atteindre 2,8 %, voire 3 % si l'on en croit les prévisions (certes un peu optimistes) du FMI. Comme d'habitude, c'est le monde émergent qui a permis de tirer la croissance mondiale vers le haut, en particulier grâce à la Chine et l'Inde. Après avoir fait craindre le pire, la croissance chinoise est restée proche de 7 %, notamment grâce à la résistance de la consommation des ménages et de l'investissement dans l'industrie. Dans le même temps, alors que sa victoire aux Présidentielles américaines faisait craindre le pire, Donald Trump a réussi à rassurer les marchés, mais aussi les acteurs économiques des Etats-Unis. A commencer par les entreprises, mais aussi les ménages. Ainsi l'indice de confiance de ces deniers calculé par le « Conference Board » a flambé en novembre et décembre, atteignant même 113,7 au cours de ce dernier mois, un plus haut depuis juillet 2001 ! Parallèlement, les marchés boursiers ont nettement progressé en fin d'année, en particulier outre-Atlantique, avec de nouveaux records historiques pour le Dow Jones. Une remontée boursière internationale qui fait davantage penser à la formation d'une nouvelle bulle plutôt qu'à l'avènement d'une tendance durablement haussière. De quoi rappeler qu'en 2016, le pire a été évité, mais de justesse…
Economic World - 12 décembre 2016
Economic World - 05 décembre 2016
Comme nous le soulignons depuis environ trois mois, de plus en plus de statistiques économiques à travers le monde semble indiquer que la croissance mondiale se porte mieux. Et ce, souvent contre toute attente. Ainsi, aux Etats-Unis, alors que de nombreux observateurs, qui n'avaient évidemment pas prévu la victoire de Donald Trump et qui, ce faisant, pensaient qu'une forte baisse de la confiance des entreprises et des ménages devraient s'ensuivre, c'est exactement le contraire qui s'est produit. En effet, non seulement les indices des directeurs d'achat se redressent, et, en plus, les indices de confiance des ménages progressent fortement. Ces évolutions sont évidemment de bon augure, notamment parce que la réussite du programme économique ambitieux de Trump repose principalement sur une adhésion rapide des entreprises et des ménages, qui permettra de relancer la croissance et de financer plus facilement la relance budgétaire. Même si elle est encore loin du dynamisme économique américain, la zone euro commence aussi à afficher des statistiques favorables.
Ainsi, les indices Markit des directeurs d'achat et ceux de la commission européenne confirment que la croissance eurolandaise va mieux. Elle ne sera certes pas formidable, mais devrait se stabiliser entre 1,5 % et 2 %. Seule ombre au tableau : une fois encore, à l'heure où les indicateurs s'améliorent un peu partout dans le monde et dans la zone euro, la France se démarque par la fragilité de sa croissance et de son marché du travail. Vivement que cela change…
Economic World - 28 novembre 2016
Faites le test : dans une salle plongée dans le noir, la moindre petite étincelle de lumière semble pouvoir illuminer l'ensemble de la pièce. Ainsi, aujourd'hui, dans un monde occidental en proie au doute, menacé par le terrorisme et a priori condamné à la croissance molle, en particulier en Europe, les rares bonnes nouvelles doivent être mises en exergue. Ainsi, en novembre, un peu contre toute attente, les indices Markit des directeurs d'achat sont restés très positifs des deux côtés de l'Atlantique. Dans la zone euro, l'indice PMI dans l'industrie a ainsi gagné 0,6 point en novembre, atteignant un niveau de 54,1, qui constitue un point haut depuis mai 2011. Parallèlement, l'indice correspondant dans les services a augmenté de 1,3 point en novembre, atteignant également un niveau de 54,1. Malheureusement, et comme d'habitude depuis 2011, la France est restée en retrait de ses homologues. La prévision du gouvernement d'une croissance de 1,4 % en 2016 (donc révisée à la baisse de 0,1 point par rapport à sa version précédente) paraît ainsi hors d'atteinte. Et ce d'autant qu'au sortir du troisième trimestre, l'acquis de croissance du PIB français n'est que de 1,1 %. Dès lors pour atteindre le fameux 1,4 %, il faudrait que le PIB français augmente de 0,9 % au quatrième trimestre. Une performance qui n'a été atteinte ou dépassée qu'à trois reprises depuis 2000 : au premier trimestre 2000, au premier trimestre 2004 et au premier trimestre 2011. Pour notre part, nous continuons de tabler sur une progression du PIB de 0,2 % au quatrième trimestre, ce qui se traduira par une croissance annuelle de 1,2 % sur l'ensemble de l'année 2016, soit 0,4 point de moins que dans la zone euro et 0,5 point en-deçà du niveau allemand.
Economic World - 14 novembre 2016
Pour le moment, tout va bien. Comme nous l'avons explicité dans notre « Humeur », Trump déjoue tous les pronostics : il a été élu Président alors que 99 % des sondages le donnaient perdant jusqu'au jour de l'élection, il n'a pas généré de panique boursière, comme on pouvait logiquement s'y attendre et il semble susciter l'adhésion des principaux dirigeants politiques de la planète, à l'exception de celui de la France. Le seul problème est que si Trump est très fort, il n'est pas pour autant magicien. Autrement dit, il va devoir composer avec les fondamentaux économiques des Etats-Unis qui ne sont pas formidables... Tout d'abord, il ne faut pas oublier que le cycle de croissance américain est à bout de souffle. En effet, depuis la dernière récession, 35 trimestres se sont écoulés. Or, dans l'histoire économique contemporaine des Etats-Unis, le record de longévité d'un cycle est de 42 trimestres (du premier trimestre 1980 au deuxième de 1990, la fameuse « ère Reagan »). En d'autres termes, la prochaine récession américaine aura vraisemblablement lieu avant deux ans. D'ores et déjà, en dépit d'une légère amélioration au troisième trimestre 2016, la croissance américaine montre des signes de fragilité. Ensuite, il est important de rappeler que les comptes publics de l'Oncle Sam sont loin d'être euphoriques. Enfin, la marge de manœuvre de la Fed reste particulièrement faible. En fait, pour réussir son coup, Trump doit rapidement parvenir à redonner confiance aux Américains. La réussite de la relance de Trump est donc possible mais demeure difficile...
Economic World - 17 octobre 2016
Economic World - 05 septembre 2016
Economic World - 03 août 2016
Economic World - 11 juillet 2016
Après les craintes de la fin 2015-début 2016 sur l'état de la croissance mondiale et avant les effets négatifs du Brexit sur la stabilité économico-financière internationale, les statistiques économiques de juin ont permis de souffler un peu. Et ce, tout d'abord sur le front de l'économie chinoise. En effet, en dépit de la baisse de l'indice Caixin PMI des directeurs d'achat dans l'industrie chinoise en juin (à 48,6), l'indice correspond dans les services a surpris par sa vigueur. En juin, ce dernier a effectivement augmenté de 1,5 point, à un niveau très appréciable de 52,7, qui constitue d'ailleurs un plus haut depuis juillet 2015. Encore plus étonnant, les indicateurs avancés de l'économie américaine ont également nettement augmenté en juin. Malheureusement, bien loin de ces améliorations, les indicateurs avancés de la zone euro, et en particulier de la France, ont ralenti significativement. Si la baisse (certes légèrement amoindrie par rapport à leur première estimation) des indices Markit dans l'industrie et les services de juin étaient déjà connue, l'effondrement de l'indice Sentix de confiance des investisseurs pour juillet apparaît assez inquiétant. D'autant qu'une grande partie de l'enquête a été réalisée avant le Brexit. Et, comme d'habitude, au sein de cette mollesse économique, la France se distingue par son « excellence ». Et pour cause : que ce soit dans les services, dans l'industrie et dans l'ensemble des secteurs d'activité, l'économie française est la seule de la zone euro à apparaître en recul de l'activité selon les enquêtes Markit des directeurs d'achat.
Economic World - 27 juin 2016
Avant même la catastrophe du Brexit, les indicateurs avancés de la conjoncture en France et dans la zone euro ont indiqué que la rechute avait déjà commencé. Au grand dam des dirigeants politiques hexagonaux. Sur ce point, il faut d'ailleurs reconnaître que depuis 2010, l'Exécutif français n'a pas lésiné sur le vocabulaire de la reprise. Ce fut d'abord « la crise est finie » employé par Nicolas Sarkozy de 2010 à 2012 et repris ensuite par François Hollande dès l'été 2012. Malheureusement, à cause d'une politique fiscale trop restrictive, la croissance est retombée à 0 % à la fin 2012 et au début 2013. Qu'à cela ne tienne, dès l'été 2013, c'était au tour de « la reprise est là » d'inonder les discours présidentiels. Une fois encore en vain. Mais ce n'est pas tout, puisque l'alignement des planètes de l'année 2015 a donné une nouvelle chance à la « reprise », permettant à notre Cher Président de lancer un nouveau slogan depuis quelques mois, en l'occurrence « ça va mieux ! ». Seulement voilà, quand la pluie s'installe et que le ciel bleu ne veut pas revenir, il n'y a pas grand-chose à faire... Ainsi, sans véritable surprise pour ceux qui suivent nos prévisions, les derniers indicateurs avancés de l'économie française ont confirmé que la petite reprise technique de la fin 2015 était déjà terminée. En effet, en dépit du surplus de dépenses liées à l'Euro 2016 et certainement à cause des blocages et des grèves en tous genres, les indices Markit des directeurs d'achat ont fortement chuté en juin. Ce qui augure d'une fin de deuxième trimestre et d'un second semestre 2017 très difficiles...
Economic World - 29 février 2016
Economic World - 29 janvier 2016
A l'évidence, le gouvernement français est passé maître dans l'art du marketing et de la manipulation médiatique. Ainsi, alors qu'elle avait donné sa démission au Président de la République depuis le samedi 23 janvier, Madame Taubira ne l'a annoncée officiellement que le mercredi 27, jour de la publication du nouveau record absolu atteint par le chômage français en décembre 2015. Si bien que cette vraie information catastrophique a été complètement éclipsée par le coup d'éclat de l'ancienne « garde des sceaux à vélo ». Il s'agit pourtant d'une vraie mauvaise nouvelle, puisqu'en dépit des aides habituelles et du traitement statistique du chômage (lié notamment aux radiations…), le nombre de chômeurs de catégorie A en métropole a augmenté de 15 800 personnes, soit un total historique de 3 590 600 chômeurs. Mais ce n'est pas tout, puisque le nombre de chômeurs toute catégories et dans la France entière a flambé de 35 200 personnes sur le seul mois de décembre. Sur l'ensemble de l'année 2015, la progression atteint 340 500 personnes, consacrant un nombre total de 6 510 300 chômeurs. Une vraie horreur économique, qui n'a pourtant quasiment pas été évoquée sur la scène médiatique, monopolisée par Madame Taubira, les « contrats iraniens » et la grève des taxis. Pire, en matière de croissance, l'INSEE a osé utiliser le même artifice deux trimestres d'affilé. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : au troisième trimestre, la variation du PIB français a été de + 0,3 %, mais de - 0,3 % hors stocks. Au quatrième trimestre, bis repetita : la variation du PIB est annoncée à + 0,2 %, mais - 0,3 % hors stocks. C'est tout simplement énorme ! En fait, comme cela s'observe depuis une quinzaine d'années, l'économie française ne connaîtra qu'une « reprise shamallow », avec malheureusement un « chômage carambar ».
Les analyses hebdomadaires
Un vent d’euphorie semble souffler sur la zone euro et sur la France depuis quelques semaines. Selon certains prévisionnistes, notamment ceux des organes officiels que sont la Commission européenne et l’INSEE, l’UEM et la France auraient d’ores et déjà retrouvé le chemin de la croissance forte, qui pourrait même avoisiner les 2,5 % dès 2018. A l’évidence, la réalisation d’une telle conjecture ne pourrait que nous faire plaisir. Seulement voilà : en économie, la magie n’existe pas. Autrement dit, pour pouvoir atteindre une croissance durable de 2,5 %, il faut un certain nombre d’ingrédients dont la France et la zone euro ne disposent pas pour le moment. Certes, la faiblesse des cours du pétrole et des matières premières au sens large, le caractère extrêmement accommodant de la politique de la BCE ou encore le maintien des taux d’intérêt obligataires sur des niveaux exagérément bas ont aidé et aideront encore la croissance économique. Pour autant, il s’agit là de conditions nécessaires mais pas suffisantes pour permettre à cette dernière d’atteindre 2,5 %. D’ailleurs, d’autres éléments conjoncturels agissent déjà à la baisse sur la dynamique économique : le ralentissement dans la plupart des pays émergents, Chine et Inde en tête, la remontée de l’euro, notamment face au dollar, ou encore les incertitudes géopolitiques internationales. Mais au-delà de ces évolutions conjoncturelles, certes non négligeables, le vrai handicap de la zone euro et plus particulièrement de la France, réside dans la faiblesse de leur croissance structurelle. Aussi, pour parvenir à ce niveau de 2,5 %, il faut engager de profondes réformes structurelles sur la fiscalité, le marché du travail ou encore le financement de l’économie, qui n’ont toujours pas été menées, en particulier en France. Autrement dit, ce ne sont pas quelques évolutions conjoncturelles favorables qui permettront de masquer les faiblesses structurelles de l’économie française. Dans ce cadre, nous sommes contraints de confirmer notre prévision d’une croissance française d’environ 1,3 % tant en 2017 qu’en 2018. Quant à l’atteinte durable des 2,5 %, elle ne sera possible qu’après la modernisation de l’économie française et donc, dans le meilleur des cas, pas avant 2020. Certes, mieux vaut tard que jamais. La question reste néanmoins de savoir si la population et les entreprises françaises auront la force d’attendre…