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C’est une première depuis l’après-guerre : après les Etats-Unis, l’Allemagne, la France et de très nombreux pays développés, la zone euro est, elle aussi et sans surprise, entrée en déflation. En juin, le glissement annuel des prix à la consommation est ainsi passé en territoire négatif à - 0,1 % précisément.
Au sommaire cette semaine :
La gauche disposait en la personne de François Mitterrand d’un stratège politique hors norme que certains n’hésitaient pas perfidement à traiter de machiavélique. Malheureusement pour la gauche, la suite ne fut qu’une succession de désillusions pour un Parti Socialiste à la recherche d’un nouveau leader digne de ce nom...
Après Pinay en 1952, Giscard en 1973, Mauroy en 1983 et Balladur en 1993, la France va donc vraisemblablement se lancer dans un grand emprunt Sarkozy. Il faut dire que plus de quinze sans grand emprunt, cela commençait à faire beaucoup…
Après une récession historique d’un an au cours de laquelle son PIB a chuté de 6,9 %, l’Allemagne semble enfin sur le chemin de la reprise. En effet, après deux ans de baisse quasi-ininterrompue, l’indice IFO du climat des affaires de l’industrie allemande a enregistré en juin son troisième mois consécutif de hausse. Autrement dit, après un mouvement de déstockage et de désinvestissement massif, les industriels allemands commencent à retrouver leurs esprits et à corriger les excès négatifs des six derniers mois. Pour autant, ne rêvons pas, cette reprise reste technique et n’indique malheureusement pas que l’Allemagne est repartie sur la voie de la croissance forte. Loin s’en faut...
Après plus de trois mois de fort rebond des marchés boursiers, il fallait bien que cela se calme un peu. Histoire de prendre ses bénéfices et de se préparer pour un nouveau rallye de fin d’année. D’ici là cependant, les marchés et plus globalement l’économie mondiale vont devoir, une fois de plus, affronter toute une série de risques qui empêcheront toute euphorie durable, sans pour autant inverser le rebond esquissé depuis mars dernier. A l’instar des péchés capitaux, ces risques sont, selon nous, au nombre de sept.
Emission "Parlons-en" sur la Chaîne Parlementaire Assemblée Nationale sur le thème "Les Européennes, et après ?"
Depuis neuf mois, on ne parle que de crise, de récession, de relance keynésienne ou encore, depuis quelques semaines, de reprise technique. Toutes ces préoccupations sont évidemment parfaitement justifiées. Néanmoins, en se concentrant sur le présent, c’est-à-dire sur le conjoncturel, elles font l’impasse sur l’essentiel, à savoir l’état structurel de nos économies. En effet, compte tenu du choc négatif d’envergure qu’elle représente, la crise de ces derniers trimestres aura forcément des conséquences concrètes et très souvent négatives sur la croissance structurelle des différents pays et zones de la planète. Même si la crise n’est pas encore complètement terminée, il paraît donc opportun de faire le point sur ce thème et d’établir une estimation des nouvelles croissances structurelles. Selon nos estimations, l’impact négatif de cette crise sur la croissance structurelle sera de l’ordre de 0,5 point. Cela signifie donc que celle des Etats-Unis a retrouvé son niveau des années 90, à 2,5 %, mais aussi que celle de la zone euro n’est plus que de 1,3 %. En d’autres termes, notre base de départ est bien plus basse qu’aux Etats-Unis et qu’il y a quinze ans. Le plus problématique réside dans le fait que pour engager un cercle vertueux de fortes créations d’emplois, une croissance d’au moins 2 % est nécessaire et que cette dernière doit atteindre 3 % pour éviter l’explosion de la bulle de la dette publique à partir de 2012-2015 (liée notamment au non financement de la retraite par répartition dans la plupart des pays de la zone euro).
Hormis l’élection présidentielle, bien peu d’échéances électorales sont à même de mobiliser les Français. En 2007 la fin de l’ère Chirac ainsi que la bouillonnante campagne de Nicolas Sarkozy avaient généré une forte participation et provisoirement réconcilié les Français avec la politique. Malheureusement ce ne fut pas le cas lors des dernières élections européennes, marquées par une abstention massive de 60%. Plusieurs raisons expliquent cette désaffection de nos compatriotes pour les urnes...
Après la bonne tenue de la consommation depuis le début 2009, le commerce extérieur apporte également son lot de réconfort à l’économie française. En effet, après avoir rebondi à 4,3 milliards d’euros en mars, le déficit commercial de la France est repassé sous la barre des 4 milliards en avril, à 3,792 milliards d’euros précisément. Malheureusement, la bonne nouvelle s’arrête là. Et pour cause, cette réduction du déficit est simplement due à une baisse des importations plus importante que celle des exportations. Il n’y a donc vraiment pas de quoi s’enorgueillir, surtout lorsque l’on sait que le niveau des exportations n’a été que de 27 milliards en avril, un plus bas depuis août 2003...
Un petit mensonge vaut mieux qu’une grosse catastrophe. Qui n’a jamais pensé ou mis en pratique ce vieil adage ? Pas grand monde. Pourtant, si une telle pratique sied plutôt bien à la réalité du quotidien et peut même parfois devenir indispensable pour la bonne tenue des relations humaines, elle peut au contraire devenir dramatique lorsqu’elle s’applique à la sphère économico-financière. Et en particulier lorsque cette dernière est dominée par le court-termisme et devient ainsi la proie de toutes les incertitudes et rumeurs en tout genre.
La sortie de crise et l’évitement d’une période comparable au marasme des années 1930 ne tomberont pas du ciel et ne seront que les produits des nombreuses décisions de politiques économiques (tant budgétaires que monétaires) prises à travers la planète, auxquelles s’ajouteront ou non les comportements positifs des différents acteurs privés, qu’il s’agisse des entreprises ou des ménages. Dans cette chaîne pour la reprise, pas un maillon ne doit manquer sous peine d’amoindrir l’amélioration de l’activité voire de transformer le rebond en un simple intermède entre deux tunnels. C’est pourquoi, en refusant d’abaisser au maximum son taux refi et en maintenant par là même un euro trop fort, la BCE fait courir un risque énorme à la zone euro qui pourrait donc bien être le parent pauvre de cette crise, c’est-à-dire l’une des zones les plus touchées du monde développé.
Décidément, les consommateurs français ne connaissent pas la crise. Ainsi, en dépit de l’augmentation du chômage et malgré un environnement médiatique angoissant qui leur annonce le pire, les Français continuent d’augmenter leurs dépenses de consommation. Certes, la progression de ces dernières au mois de mars a été révisée à 0,6 %, contre + 1,1 % en première estimation. De quoi remettre sur la table le problème de la fiabilité des statistiques de l’INSEE. Néanmoins, en supposant que les chiffres publiés aujourd’hui ne soient pas faux, la consommation en produits manufacturés a augmenté de 0,7 % en avril. Depuis son point bas de décembre dernier et malgré la correction baissière de février, sa progression atteint 0,9 %. Rien de flamboyant mais une performance tout de même très honorable dans le contexte de déprime actuelle. Une question demeure alors : est-ce durable ? Voici nos réponses...
Un Cac 40 à plus de 3 200 points, un euro à 1,40 dollar, des taux d’intérêt à dix ans à presque 3,5 % aux Etats-Unis, un baril à 60 dollars. Qui l’eut cru ? Ces résultats apparaissent d’autant plus détonants qu’il y a encore quelques semaines, rares étaient ceux qui auraient misé le moindre kopeck sur de telles évolutions. Ainsi, il y a environ trois mois, ces mêmes grandeurs financières atteignaient des niveaux de 2 500 pour le Cac, de 1,24 dollar pour un euro, de 2 % pour le taux dix ans américain ou encore de 39 dollars le baril.
Contrairement à ce que beaucoup pensent, François Fillon et Nicolas Sarkozy n’ont vraiment appris à se connaître qu’en 2004 et c’est la campagne présidentielle qui les a réellement rapprochés. Ainsi c’est après avoir beaucoup travaillé et s’être préparé avec lui à l’exercice du pouvoir que Nicolas Sarkozy a naturellement nommé François Fillon Premier ministre en 2007...
Le paradoxe est de taille : le glissement annuel des prix à la consommation est de 0,6 % dans la zone euro, 0,1 % en France, - 0,3 % au Japon et - 0,4 % aux Etats-Unis. Pourtant, de nombreux économistes et observateurs de la chose économique nous annoncent le retour imminent de l’hyperinflation. A croire qu’avec la crise, les notions de pondération, de calme ou encore de rationalité ont disparu de la circulation.
Une fois encore, l’économie française a sauvé la face grâce à la consommation des ménages. En effet, alors que la consommation s’écroule dans la quasi-totalité des pays développés, la France se paie aujourd’hui le luxe de rejoindre les Etats-Unis dans le club très fermé des pays bénéficiant d’une progression de la consommation des ménages au premier trimestre 2009 (en l’occurrence + 0,2 %).
En cette période de crise financière et économique, la mondialisation est vivement critiquée par beaucoup d’observateurs, dans la mesure où elle serait responsable de nombreuses « délocalisations » vers les pays émergents, source d’un chômage accru. Rappelons d’abord que la mondialisation est une conséquence directe de la liberté des échanges, généralisée à la suite des grandes négociations internationales en faveur du libre-échange, qui se sont déroulées régulièrement depuis 1945(Kennedy Round, Tokyo Round, Uruguay Round, « Cycle de Doha », etc).
Affaibli par son bilan mitigé, et déstabilisé par la crise économico-financière, Nicolas Sarkozy a perdu de sa superbe. Alors que les prochaines élections présidentielles se rapprochent, les candidats à sa succession sont nombreux. Mais qui peut battre Nicolas Sarkozy en 2012 ?
« 2008 sera-t-elle l’année de la prise de conscience de la mondialisation ? Sans nul doute, a-t-on compris, au cours des derniers mois, que la dépendance entre les états était plus forte que ce que nous laissaient penser les discours des grands argentiers du monde », écrivions-nous en décembre dernier. Une dépendance pour le meilleur et, aujourd’hui, pour le pire.
Après la pluie, vient le beau temps ; après la nuit, le jour se lève. La sagesse populaire ne manque pas de dictons pour relativiser les difficultés et garder l’espoir de lendemains meilleurs. Pour autant, il arrive parfois que les proverbes ne se réalisent pas et que les crises soient tellement longues qu’elles affectent plusieurs générations avant de se résorber. C’est exactement ce qu’ont voulu et veulent encore nous faire croire une large majorité des économistes, prévisionnistes et autres observateurs de la chose économico-financière.
Après dix huit mois de pessimisme et de bear market, les investisseurs boursiers n’osaient plus y croire. Si bien que la quasi-totalité d’entre eux n’a pas réussi à anticiper le rebond enregistré depuis huit semaines, non par manque de professionnalisme, mais tout simplement par aveuglement. Cet aveuglement est d’ailleurs tellement fort que l’embellie observée depuis début mars reste majoritairement analysée comme un mouvement passager qui sera suivi par une forte correction baissière. D’ailleurs, en renfort de cette thèse, le FMI vient encore de réviser en baisse ses prévisions de croissance mondiale. N’oublions cependant pas que les prévisions du FMI restent structurellement parmi les plus mauvaises de la planète.
Si la baisse du PIB américain au premier trimestre a été plus forte que prévu, le rebond de la consommation au cours de ce même trimestre et la nette amélioration de la confiance des ménages en avril confirment que le plus dur est bien passé outre-Atlantique.
Décidément, la Réserve fédérale américaine ne veut laisser aucune chance à la déflation. En effet, non contente d’avoir abaissé son taux objectif des federal funds dans une fourchette comprise entre 0 et 0,25 %, non contente d’avoir repris à son compte une partie conséquente des créances douteuses des banques américaines, non contente d’avoir financer directement les pertes de Freddie Mac et Fannie Mae, la Fed se lance désormais dans la « planche à billet ».
Le FMI a beau s’égosiller à dramatiser la situation et à faire peur à tout le monde en révisant drastiquement à la baisse ses prévisions de croissance, la réalité du terrain lui donne de plus en plus tort. Aux Etats-Unis, en Asie et aussi en France. C’est du moins ce qui ressort des statistiques publiées cette semaine dans l’Hexagone. Ainsi, après l’amélioration du climat des affaires dans l’industrie française en avril, l’augmentation de l’indice des directeurs d’achat dans les services ce même mois, c’est au tour de la consommation des ménages de mars de surprendre positivement.
Après avoir été un acteur de premier plan de la vie politique française pendant 40 ans , plusieurs fois ministre, deux fois premier ministre et douze ans chef de l’Etat, Jacques Chirac n’est désormais qu’un « simple » spectateur n’ayant plus prise sur le cours des événements politiques de son pays. Lui l’homme d’action, débordant d’énergie, lui que l’on surnommait l’hélicoptère à sciences po est désormais un « retraité de luxe »...
« Quand le régionalisme se substitue aux vides du multilatéralisme », écrivions-nous en octobre 2007. La crise financière puis économique étant venue ébranler nombre de nos convictions, cette acception a aujourd’hui plus encore de valeur qu’il y a deux ans. C’est l’Amérique Latine qu’il faut une fois de plus remercier. La nouvelle invention : le sucre. Pas de la matière première, mais une nouvelle devise transfrontalière. Les Chinois en rêvaient, les Latino l’on fait. Ou, du moins, annoncé.
5 000 milliards de dollars de relance mondiale ici, 1 000 milliards de dollars supplémentaires accordés lors du G20 par là… A l’évidence, la valse des milliards a de quoi donner le tournis. Mais surtout, elle nous fait presque oublier que toutes ces sommes devront être financées, à des coûts qui pourraient devenir exorbitants. Certes, l’épargne mondiale est abondante, notamment en Asie et en Europe. Dès lors, le financement de ces plans de relance pharaoniques pourrait finalement se résumer à une allocation optimale de cette épargne. C’est d’ailleurs ce qui semble avoir été prévu par le G20 dans le cadre de l’accroissement des dotations au FMI et de la Banque Mondiale, financées pour l’essentiel par une augmentation des quotes-parts des pays les plus riches ou en voie de le devenir.
En dépit d’un suspense de dernière minute formidablement mis en scène par les Français qui ont agité un instant le chiffon rouge de la chaise vide, le G20 s’est soldé, sans surprise, par un succès. En effet, dans le climat de défiance actuel, un échec, c’est-à-dire l’absence de mesures et d’engagements concrets, aurait relancé le pessimisme noir qui sévit depuis bientôt neuf mois et aurait de facto renvoyé la reprise économique aux calendes grecques.
Par les temps qui courent, on se contente de peu. La Chine se satisfera donc de 6 %. S’il fallait un argument pour finir d’enterrer la théorie du découplage, le directeur des prévisions économiques du Centre d’information d’Etat chinois l’a donné sans sourciller la semaine dernière. Un PIB trimestriel en hausse de seulement 6 %, voilà qui serait le taux de croissance le plus faible depuis 1992, date de la création de cet indicateur. Pour l’année en cours, le PIB chinois devrait croître de 5 à 8 %, selon les estimations. Dire que le PIB chinois a augmenté en moyenne de 9,4 % par an, entre 1998 et 2007. Cette année-là, il a même bondi de 13 %.
Depuis le début des années 2000, les pays émergents se sont illustrés par une croissance forte et un effort de rattrapage considérable. A tel point que, depuis 2002, ils réalisent les deux tiers de la croissance mondiale. Cette part est d’autant plus significative, qu’il y a trente ans, ces pays, qu’on appelait alors des PVD (pays en voie de développement) ne représentaient que 10 à 15 % de la croissance mondiale. C’est dire combien la mondialisation, notamment grâce aux transferts de capitaux et de technologies qu’elle a permis, a été une chance pour le monde émergent. C’est d’ailleurs grâce à (ou à cause de) ce dynamisme que la croissance mondiale a pu atteindre 5 % par an en moyenne de 2002 à 2007 et ce en dépit d’un cours du baril qui est passé sur la même période de 22 à 100 dollars.
A l’instar de l’issue favorable du G20, l’augmentation du chômage aux Etats-Unis en mars n’est pas une surprise. A la rigueur, dans la mesure où depuis six mois, les chiffres de l’emploi américain ont toujours été plus mauvais que les anticipations consensuelles, la sortie de chiffres, certes mauvais, mais en ligne avec le consensus, est presque une bonne nouvelle. Pour autant, la réalité est là : pour le quinzième mois consécutif, la job machine a détruit des emplois : 663 000 en mars, soit un total de 5,133 millions depuis janvier 2008 ! C’est tout simplement du jamais vu en si peu de temps. Parallèlement, le taux de chômage a atteint 8,5 %. Pour retrouver un niveau aussi élevé il faut remonter à l’époque où nous dansions sur Thriller de Michaël Jackson, c’est-à-dire novembre 1983. Cela ne nous rajeunit pas… Au-delà de cette catastrophe sociale, il y a néanmoins trois éléments de relativisation à apporter à cette triste situation.
Alors que la zone euro s’enfonce dans sa pire récession, alors que l’inflation eurolandaise se rapproche des 0 % et alors que le G20 s’emploie à tout faire, au moins sur le papier, pour relancer la confiance et la croissance de la planète, la Banque Centrale Européenne continue sa politique du pire.
Tout a commencé il y a une vingtaine de jours avec quelques déclarations de Barack Obama faisant état du proche redémarrage de l’économie américaine. Ainsi, après avoir noirci volontairement le tableau pour faire voter sans tarder son plan de relance par le Congrès, le nouveau Président des Etats-Unis a vite retrouvé son rôle de tribun de grand talent pour appeler à la reprise, conscient que cette dernière ne pourra se produire qu’en sortant de la crise de confiance qui s’est installée outre-Atlantique depuis la calamiteuse faillite de Lehman Brothers. Ensuite, il y a eu les premières questions de certains clients et journalistes qui, après n’avoir juré que par la crise et le « bear market », commencent à en avoir assez de ces funestes desseins et préfèrent nous demander « et la reprise c’est pour quand ? ». Nous devons avouer que, les premières fois, nous avons eu un choc et avons dû nous pincer pour vérifier que nous ne rêvions pas.
Marc Touati, était l'invité de Marie-Hélène Duvignau vendredi 27 mars à 8h30 pour présenter son livre "krach, boom... et demain ?" et pour évoquer son analyse et ses perspectives économiques et financières pour 2009-2010.
Sans surprise, la version détaillée des comptes nationaux français du quatrième trimestre a confirmé à 0,1 point près la chute du PIB hexagonal. Ainsi, ce dernier a reculé de 1,1 % contre une baisse de 1,2 % annoncée initialement. Cette petite révision n’empêche cependant pas la croissance annuelle d’atteindre 0,7 % sur l’ensemble de l’année 2008 et de commencer l’année 2009 avec un « acquis » de - 0,8 %.
Marc Touati présente son livre "Krach, boom... et demain ?" sur franchisewebtv.fr, interviewé par Mathieu Cécé .
Le printemps n’a malheureusement duré qu’un mois sur le front de la consommation française. En effet, après la bonne performance de janvier liée aux soldes qui permettait à la France d’être le seul pays développés où la consommation augmentait sur un an, le mois de février a sonné le glas de la résistance française. Ainsi, en reculant de 2 % en février, la consommation en produits manufacturés affiche un glissement annuel de - 2 %. L’exception française n’aura donc duré que quelques mois, la consommation rentrant désormais dans le rang de la morosité internationale.
Optimistes, pessimistes, catastrophistes. Les prévisions économiques et financières font aujourd’hui l’objet de tous les commentaires et de toutes les critiques. Et cela est tout à fait normal. En effet, il est logique, honnête et surtout constructif d’accepter les débats et les oppositions de manière à essayer de réaliser les meilleures prévisions possibles. Sans néanmoins se laisser avaler par le consensus et la pensée unique.
Décidément, la Réserve fédérale américaine ne veut laisser aucune chance à la déflation. En effet, non contente d’avoir abaissé son taux objectif des federal funds dans une fourchette comprise entre 0 et 0,25 %, non contente d’avoir repris à son compte une partie conséquente des créances douteuses des banques américaines, non contente d’avoir financer directement les pertes de Freddie Mac et Fannie Mae, la Fed se lance désormais dans la planche à billet.
Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, deux très fortes personnalités au service d’une même ambition furent pendant longtemps les deux frères ennemis de la chiraquie. Jacques Chirac n’a jamais caché sa préférence pour Alain Juppé qu’il qualifiait de « meilleur d’entre nous » et auquel il vouait une véritable admiration. Nicolas Sarkozy était donc relégué au second plan par l’ex président qui voyait en Juppé son successeur potentiel...
Bonjour à toutes à tous
Comme tout Premier ministre qui se respecte, Edouard Balladur a songé à l’Elysée le jour où il a franchi le seuil de Matignon et peut être même avant ! Lui, l’ami de trente ans de Jacques Chirac, lui qui suscitait l’admiration de l’ex député de Corrèze a pensé qu’il était le mieux placé pour diriger la France et s’est lancé dans la grande aventure de la présidentielle...
Encore des chiffres calamiteux pour l’économie française. Après avoir déjà plongé de 9,1 % sur les quatre derniers mois de 2008, la production industrielle a encore chuté de 3,1 % sur le seul mois de janvier. Compte tenu de cet écroulement, le niveau de la production industrielle française atteint aujourd’hui un plus bas depuis mars 1997 ! C’est dire l’ampleur de la récession dans laquelle est plongée l’industrie hexagonale et qui a d’ailleurs commencé depuis la fin 2007. D’ailleurs, avec un niveau de - 13,8 % le glissement annuel de la production atteint un plus bas historique, jamais enregistré depuis que cette série existe c’est-à-dire 1980...
“Krach Boom…Et demain” le livre qui explique les mécanismes de l’économie, aux Editions Dunod. Economiste, Directeur de la société d’investissements Global Equities et Président de l’ACDE Marc Touati propose une approche pédagogique de l’économie. Son livre « ”Krach Boom…Et demain” publié chez Dunod, est déjà un succès en librairie. Interview exclusive pour lemediascope.fr.
En ces temps de crise où tout paraît sombre, où les acteurs économiques perdent un à un tous leurs repères, la tentation de la capitulation est forte. Et bien oui : pourquoi se fatiguer à oser garder l’espoir, autant suivre le troupeau comme tout le monde, acheter de l’or ou des terres arables et attendre que la fin du monde arrive.
S’il y a une institution où le service minimum fonctionne, c’est bien la Banque Centrale Européenne. En effet, le PIB de la zone euro a beau s’écrouler, affichant des glissements annuels historiquement bas, le chômage a beau flamber dans l’ensemble de la zone, certains pays ont beau être au bord de la crise sociale et l’inflation eurolandaise a beau se stabiliser autour des 1 %, c’est-à-dire sur des plus bas historiques, rien n’y fait. Une baisse du taux refi a bien été décidée, mais dans une proportion normale de 50 points de base. Autrement dit, à situation exceptionnelle, mesure… ordinaire.
Baisse historique du PIB français et européen, hausse vertigineuse du chômage un peu partout dans le monde, résultats des entreprises globalement décevants, annonce de plans de licenciement, poursuite de la baisse des indices boursiers à travers le monde, écroulement des pays d’Europe de l’Est, guérilla urbaine en Guadeloupe… A l’évidence, les dernières nouvelles de la planète sont guère réjouissantes et risquent de donner envie à certains de baisser les bras, en sombrant dans un pessimisme démesuré. Si la tentation de noircir le tableau est évidemment forte voire pratique pour certains, elle constitue inévitablement la pire des solutions. En effet, après un an et demi de crise, nous sommes aujourd’hui à la croisée des chemins. Soit nous nous décourageons et nous sommes alors sûrs de perdre, car le pessimisme est, par définition, auto-réalisateur et par là même destructeur. Dans ce cadre, comme nous l’écrivions déjà en octobre dernier, il faut se barricader, s’acheter un lopin de terre pour cultiver ses légumes et élever ses chèvres, tout en se munissant d’un fusil pour défendre le tout…
Le Fonds Monétaire International se veut donneur de leçons. « Il est absolument nécessaire de restructurer le secteur financier », répète à l’envie son directeur, de crainte que le message, après les milliards de pertes subies, les milliers de chômeurs enregistrés, n’ait pas encore bien été compris. « Nous devons vérifier la viabilité de chacune des banques, au cas par cas. » Souhaitons bon courage à Monsieur Strauss-Kahn. Avec la faillite de Lehman Brothers, il aura toutefois un dossier en moins à éplucher. Mais, il risque d’y passer les nuits du restant de sa vie, sans pour autant accoucher d’une idée suffisamment lumineuse pour changer la face du monde.
« C’est la vente du siècle » répètent en boucle les médias et effectivement la vente de la collection Yves Saint Laurent-Pierre Bergé au Grand Palais par Christie’s (23-25 février 2009) tient ses promesses : la fourchette haute de l’estimation - 300 millions d’euros - est largement dépassée et les records mondiaux s’accumulent : 32 millions d’euros pour « Les coucous, tapis bleu et rose » de Matisse, 29 millions pour « Madame L.R. » de Brancusi, 19 millions pour une composition de Mondrian, 21,9 millions pour le Fauteuil aux dragons d'Eileen Gray (deuxième enchère la plus élevée au monde pour un meuble), etc.
Depuis un peu plus d’un an, la plupart des experts étaient pourtant formels : les Etats-Unis devaient sombrer dans une grave récession alors que la zone euro devait souffrir mais néanmoins sortir la tête de l’eau. A l’inverse, depuis un an, nous soutenons que le marasme économique sera bien plus sérieux de ce côté-ci de l’Atlantique que chez l’Oncle Sam.
A l'occasion de la sortie de son livre « Krach, boom... et demain ? » (Ed. Dunod), Marc Touati, directeur général délégué de Global Equities, a répondu en direct aux très nombreuses questions des internautes sur boursorama le 18 février dernier.
1000 projets pour la relance française c’est beaucoup. Peut-être même trop selon certains, puisque cela risque de diluer excessivement l’effort de relance et par là même de réduire son efficacité.
Quelle tristesse ! Après avoir résisté tant bien que mal, puis évité de justesse la récession technique grâce à une progression miraculeuse de 0,1 % au troisième trimestre, le PIB français s’est écroulé de 1,2 % au quatrième trimestre. Du jamais vu depuis que la série existe, c’est-à-dire 1978. En glissement annuel aussi, la déconvenue est au rendez-vous, puisque celui-ci atteint un niveau de - 1 %, cette fois-ci un « record » depuis le troisième trimestre 1993.