Chaque lundi, retrouvez la chronique hebdomadaire de Marc Touati
Une année 2009 de reconnexion 06/01
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Economie et Stratégie - 08 novembre 2008
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Economie et Stratégie - 31 octobre 2008
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La chronique de MoneyWeek - 28 octobre 2008
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Economie et Stratégie - 25 octobre 2008
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A chaud - 07 août 2008
Economie et Stratégie - 01 août 2008







Et bien non ! En dépit des craintes généralisées de récession mondiale et hexagonale, les ménages français refusent de céder au pessimisme.
Au sommaire cette semaine :
Depuis l’été 2007 et le début de la crise des subprimes, on pensait avoir tout vu : refus des banques de se prêter entre elles sur le marchés interbancaire, plongeon boursier, pertes abyssales de certaines institutions financières, écroulement du billet vert, baril à 150 dollars, blé à 13 dollars le boisseau, hausse des taux directeurs de la BCE en pleine récession eurolandaise, faillite de Bear Stearns puis de Lehman Brothers, panique des particuliers allant retirer leurs liquidités aux guichets de certaines banques, plan de sauvetage bancaire refusé par le Congrès américain, avènement d’une récession mondiale, voire d’une déflation planétaire.
La galaxie Sarkozy est un univers impitoyable qui pourrait faire l’objet d’un scénario à l’américaine. Au commencement fut Cécilia qui possédait une influence considérable sur Nicolas Sarkozy et pouvait faire « tomber » certains conseillers tels Frédéric Lefebvre, Pierre Charon ou Laurent Solly. Puis il y eut l’ère post Cécilia qui vit progressivement le retour de la quasi-intégralité des disgraciés. Débarrassé de son talon d’Achille, le Président nomme et révoque désormais sans partage, entretenant avec gourmandise un phénomène de cour...
Jaune, noir, vert, bleu : l’or est multicolore. Métal précieux, pétrole, produits agricoles et eau sont les richesses de notre monde, rares et pourtant indispensables. La neige qui est tombée le week-end dernier ravira non seulement les skieurs impatients mais aussi ceux qui surveillent le niveau de nos nappes phréatiques. Car, si la planète bleue ne manque pas d’eau, l’homme ne peut ou ne sait toute l’utiliser pour couvrir des besoins sans cesse plus grands. 10 % de l’eau que nous prélevons est destinée à notre usage domestique, 20 % à l’industrie et 70 % à l’agriculture.
C’est le thème d’une émission de télé récente qui décrit les conséquences de la faillite de notre pays, intervenue le 06 juillet 2017 : émeutes et troubles sociaux, la France placée sous tutelle du FMI et de la Commission Européenne. A cette date future, la dette dépasse 200% de la richesse nationale, selon ce télé-documentaire. Ce scénario est-il plausible ?
Depuis un peu plus de deux mois, le Cac 40 est devenu une véritable girouette : - 23,9 % du 1er au 27 octobre, + 20,3 % au cours des six jours suivants, - 21,9 % du 5 au 21 novembre, + 13,2 % la semaine suivante, - 8,4 % ensuite et enfin + 4,5 % la semaine dernière. Lorsqu’en septembre dernier, nous écrivions que les amateurs des montagnes russes seraient gâtés sur les marchés boursiers, nous étions loin d’imaginer que la volatilité de ces derniers serait si forte.
Alors que les rumeurs d’un prochain remaniement ministériel qui relancerait l’ouverture à gauche se font de plus en plus pressantes, le débat sur cette stratégie redevient d’actualité. Nicolas Sarkozy a fait une campagne que l’on pourrait qualifier de clivante, c’est à dire qu’il a restauré la frontière gauche droite qui avait perdu une grande partie de sa substance dans les pays occidentaux depuis la chute du mur de Berlin...
Une récession ? Non sire une dépression… Telle est la triste synthèse de l’évolution récente de l’industrie française. En effet, après le nouveau record historique du déficit extérieur, c’est au tour de la production industrielle d’atteindre les abysses. Ainsi, après avoir déjà chuté de 3,8 % de mai à septembre, cette dernière a encore plongé de 2,7 % sur le seul mois d’octobre. Son glissement annuel atteint ainsi - 7,2 %, un record historique, jamais rencontré depuis le début de cette statistique, c’est-à-dire janvier 1981.
Les ménages sont formidables. Qu’ils soient américains, allemands ou français, ils refusent de céder au pessimisme et indiquent une légère amélioration de leur moral dans les enquêtes de conjoncture menées auprès d’eux. Certes, aux Etats-Unis, un effet Obama a certainement joué permettant par là même aux Américains de retrouver quelques couleurs. A l’inverse, que ce soit en Allemagne et en France, aucun effet de ce genre n’est observable, même s’il est vrai que les Français pourraient trouver satisfaction à voir leur Président mis en valeur sur la scène internationale lors de la crise financière. Toujours est-il que dans un contexte d’augmentation du chômage, de morosité exacerbée des entreprises, l’augmentation du moral des ménages a de quoi surprendre. Ainsi, après avoir augmenté de deux points en octobre, l’indice de confiance des ménages français en a gagné 3 en novembre, retrouvant un « plus haut » depuis mai 2008.
Selon les statistiques récentes, les « hedge funds », au nombre de 8000 au niveau mondial, géreraient environ 1.800 milliards de dollars. Compte-tenu de la crise financière, on estime que 800 d’entre eux, soit donc 10% de la population totale auront arrêté leurs activités, à la fin de cette année (selon la société Hedge Fund Research), une partie d’entre eux ayant été victimes de la faillite de Lehman Brothers.
Alors que le congrès de Reims s’achève sur fond de divisions profondes entre le clan Aubry et le clan Royal, tous les regards sont désormais tournés vers l’élection présidentielle de 2012 ... Face à cette échéance majeure, les Socialistes doivent relever un défi de taille: trouver un leader capable de l’emporter plus de 20 ans après la dernière victoire de François Mitterrand.
Enfin ! Il aura donc fallu attendre l'aggravation historique de la récession dans la zone euro pour que la BCE se décide à voir la réalité en face et à agir avec vigueur. Dans ce cadre, la baisse du taux refi de 75 points de base aujourd'hui constitue assurément une bonne nouvelle.
Depuis plus de trente ans, on ne cesse de leur prédire le pire. Et pourtant ! Car, que ce soit face aux cyclones Rita et Katrina, ou avec la guerre en Irak, après les attentats du 11 septembre 2001, les Etats-Unis ont souffert, mais ont su se relever comme par magie. Hasard de la sémantique ou signe prémonitoire, les initiales des ces quatre tragédies nous donnent d'ailleurs la réponse à ce mystère : RISK. R comme Rita, I comme Irak et peut-être Iran demain, S comme September 11 ou Subprime et enfin K comme Katrina.
Voilà le retour des déboires économiques pour l'Espagne, comme en 1992-1993. A cela près que c’est, cette fois-ci, parti pour durer plus de temps. L’Espagne devrait souffrir de la pire des récessions (- 0,9 %) de toute la zone euro, prévient l’OCDE. Le taux de chômage a déjà grimpé à plus de 11 %, selon des données de la banque La Caixa. Il pourrait dépasser les 14 % en 2009, frôler les 15 % en 2010.
De mal en pis. Après être entrée en récession dès le printemps 2008, soit bien avant la panique bancaire et boursière de septembre-octobre, la zone euro ne présente aucun signe de redémarrage à court terme. Ainsi, après avoir déjà plongé de 31,6 points entre l’été 2007 et octobre 2008, l’indice de sentiment économique calculé par la Commission Européenne pour l’ensemble de l’Euroland en a encore perdu 5,1 sur le seul mois de novembre.
Comme un certain nombre de personnalités politiques, Ségolène Royal ne pense qu’à la future élection présidentielle. Le soir même de sa défaite en mai 2007 elle motivait encore ses supporters en scandant «Revenez j’ai besoin de vous ».
Ah qu'elle paraît loin la fièvre acheteuse dont faisait preuve les ménages français il n'y a encore pas si longtemps... Après la bonne surprise de septembre, la morosité a donc malheureusement repris le dessus en octobre sur le front de la consommation française.
La pieuvre chinoise étend ses tentacules. Son dynamique commerce extérieur a conquis tous les grands pays occidentaux. Pour alimenter une telle puissance commerciale, la Chine a transformé une bonne partie de l’Asie voisine en son sous-traitant privilégié. Elle s’est installée en Afrique, désireuse de se saisir des richesses du continent noir. Même l’Amérique Latine l’intéresse. D’ailleurs, la Chine, le Mexique, le Pérou et le Chili sont tous membres de l’organisation de Coopération économique Asie-Pacifique (APEC).
L'indice forme une 'tête-épaule inversée' associée à une Catapulte et prépare une 'rising three method'. Trois figures annonciatrices d'un renversement de tendance. Lorsque le marché ne prend plus en compte les mauvaises nouvelles, c'est le signe d'épuisement des forces vendeuses...
En dépit d’un suspense préfabriqué de dernière minute (histoire de faire de l’audience et de vendre un peu plus de journaux), Barack Obama a donc emporté une victoire écrasante sur le sparing partner John Mc Cain. Comme nous l’avons souvent évoqué, cette victoire était économiquement inévitable. En effet, dans l’histoire contemporaine des Etats-Unis, aucune majorité sortante n’a été reconduite à la Maison Blanche en phase de crise et/ou de récession économique. Ce fut par exemple le cas avec Jimmy Carter remplacé par Ronald Reagan en 1980 ou encore de Georges Bush père battu par Bill Clinton en 1992. A l’inverse, en phase d’expansion économique et de croissance soutenue, la majorité en place a toujours été reconduite. Ce fut notamment le cas avec Nixon en 1968, Reagan en 1984 et George Bush fils en 2004. Autrement dit, avec la faillite de Lehman Brothers le 15 septembre dernier qui a relancé la crise financière et la récession outre-Atlantique, Barack Obama n’avait aucune chance de perdre.
La plupart des analystes s’accordent sur l’analyse des causes et des conséquences de la crise actuelle. Cependant, peu d’observateurs sont en mesure de nous indiquer des voies de sortie de cette crise.
Voyons un seul avantage à l’isolement du continent noir sur le planisphère économique : les subprime n’ont pas contaminé l’Afrique. Malheureusement, il faut tristement constater qu’il n’y avait pas grand-chose à contaminer tant l’Afrique - malgré quelques évidentes disparités nationales - reste l’oubliée de la mondialisation, que cette dernière soit économique ou purement financière. Or, l’Afrique n’échappe pas à la crise économique qui secoue la planète, victime collatérale en quelque sorte...
Comme chaque fin d’année, les rédactions des grands journaux de la planète phosphorent pour décerner le titre d’homme de l’année. Ce dernier n’est pas forcément un bienfaiteur de l’humanité mais est généralement celui qui a le plus marqué les esprits de par ses actions. Ainsi, en 2001, les deux hommes qui reçurent ce « prix » furent George Bush et Ben Laden, pour les tristes raisons que nous savons. L’an passé, le Financial Times décerna ce titre à Jean-Claude Trichet pour avoir refusé de baisser ses taux d’intérêt et avoir annoncé avant tout le monde que l’hyperinflation était à nos portes et allait déferler sur l’Euroland en 2008.
Alors que l’ensemble de l’Europe sombre dans la récession, la France reste ce village d’Astérix qui résiste à la déprime. Formidable ! En effet, les magiciens, oh pardon les statisticiens de l’INSEE viennent de revenir sur leurs estimations d’il y a à peine un mois qui faisaient état d’une baisse de 0,1 % du PIB français au troisième trimestre pour la remplacer par une augmentation de 0,1 %.
Ca aurait pu être pire. Malheureusement, tel est l’état d’esprit auquel nous sommes réduits depuis déjà l’été dernier pour commenter les statistiques françaises. Ainsi, après le nouveau record historique atteint par le déficit extérieur français en septembre, nous étions préparés à devoir affronter une nouvelle mauvaise nouvelle sur le front de l’activité industrielle. Finalement, les meubles ont été sauvés. En effet, en reculant de « seulement » 0,5 % en septembre, la production industrielle limite les dégâts.
La scène politique internationale avait une star en la personne de Nicolas Sarkozy. Depuis son élection à la tête de l’Union Européenne, il avait en effet relégué les principaux leaders politiques internationaux au second plan, occupant quasiment à lui seul tout l’espace politique, médiatique et économique dont il pouvait disposer. Mais l’élection historique de Barack Obama lui a définitivement volé la vedette ...
Même si elle n’est pas encore terminée, la crise récente aura au moins permis à trois personnalités de tirer leur épingle du jeu. En l’occurrence Gordon Brown, Nicolas Sarkozy et Barak Obama. Du moins pour le moment, car l’environnement est tellement changeant que les premiers d’aujourd’hui, qui étaient les derniers d’hier, pourraient très bien le redevenir demain.
Le jeudi 30 octobre fut l’occasion d’une grande messe Elyséenne à laquelle Nicolas Sarkozy avait convié le Premier Ministre, les principaux membres du gouvernement et de son cabinet , mais surtout les dirigeants de tous les grands établissements de crédit, les préfets, et les trésoriers généraux . Par un grand discours moralisateur et menaçant, Nicolas Sarkozy a mis les banquiers face à leurs responsabilités en les exhortant de respecter le « pacte moral » passé avec les Français en échange du plan de sauvetage de 360 milliards d’Euros...
Sans surprise, la BCE a donc abaissé son taux refi de 0,5 point. Avec un niveau de 3,25 %, celui-ci retrouve donc un niveau relativement accommodant.
Si l’Archipel avait pour l’heure échappé à la tempête financière, le tsunami de la récession économique ne devrait pas manquer de balayer ses côtes. Au Japon, les clignotants virent les uns après les autres au rouge. PIB en chute libre, appréciation du yen, production industrielle en berne, baisse des exportations, explosion des défaillances d’entreprises, remontée du fléau du chômage, stagnation du pouvoir d’achat, reprise de l’inflation, recul de la consommation… le cocktail est explosif.
Après deux ans de croissance faible aux Etats-Unis, deux trimestres de récession en Europe, quinze mois de crise bancaire et quarante jours de panique boursière, la planète économico-financière est désormais à la croisée des chemins. Le choix qui s’offre à nous est assez binaire : soit nous allons vivre une réédition de la crise qui a suivi le krach de 1929 en plus grave, soit nous allons redémarrer et déjouer les scénarios catastrophes consensuels.
Pour le cinquième trimestre consécutif, l’économie américaine a encore évité le marasme que la grande majorité des prévisionnistes et observateurs économiques lui annoncent depuis l’été 2007.
L’affaire a été révélée par le« Wall Street Journal » : Dominique Strauss Kahn est soupçonné d’avoir eu une relation intime avec une employée du FMI. Par conséquent, il a dû faire l’objet d’une enquête du comité éthique de l’organisme international. A gauche comme à droite, malgré la gêne qui transpire, DSK a été soutenu dans l’épreuve...
Jusqu’à présent, le FMI se contentait de commenter la crise. Le revoilà sur le pied de guerre. L’institution multinationale va renouer avec son rôle originel, celui de « prêteur en dernier ressort » auprès de pays qui, écrasés par leurs engagements financiers, ne parviennent pas à faire rentrer l’argent frais nécessaire. Aujourd’hui, malgré la crise économique mondiale, de nombreux pays peuvent se passer de l’aide du FMI. Mieux, en Amérique du Sud, ils se sont constitués une cagnotte de solidarité. Son titre : Banco del Sur. Même l’Asie, dont la puissance des fonds souverains, notamment chinois, est colossale, réfléchit à la chose...
Déjà structurellement animés par le mimétisme et l’exubérance irrationnelle, les marchés sont en train de devenir masochistes. Ainsi, depuis un peu plus d’un an, ils ne pensent qu’à une seule chose : se faire mal, de plus en plus mal. Ce comportement destructeur a, il est vrai, atteint un nouveau paroxysme depuis le 15 septembre dernier et la faillite de Lehman Brothers.
C’est impressionnant. Alors que les marchés financiers internationaux et leurs acteurs paniquent, alors que les gouvernements de la planète s’affolent, alors que les chefs d’entreprise broient du noir et tandis que les « meilleurs » économistes et analystes du monde se sont lancés dans une surenchère de pessimisme, les ménages français continuent de consommer.
La tempête financière n’a pas épargné le royaume de la neutralité, la Suisse. Depuis les alertes sur UBS et Credit Suisse, au printemps dernier, on avait presque oublié que ce temple de la finance n’était pas totalement « neutre » en ce qui concerne les affaires des gros sous. La semaine dernière pourtant, la bourse de Zurich a été, comme ses homologues européennes, la victime de mouvements de panique. Elle a perdu 22,28 % en cinq jours, soit sa plus forte perte en 19 ans...
Face à la débâcle boursière, les gouvernements du monde entier essaient d'inverser la tendance. Mais sans véritable réussite. Aussi, plutôt que de céder au pessimisme, nous avons le devoir de rappeler qu’aujourd’hui, les valorisations boursières n’ont plus rien à voir avec la réalité économique.
Le DOW Jones prépare une Catapulte, figure majeur de renversement de tendance
Emission du 13 octobre 2008 : 360 milliards... et ça repart !
Le Nasdaq vient d'atteindre dans sa chute finale un niveau majeur. Ce point technique correspond au dernier ratio 0.75 de Fibonacci lié à toute la progression de l'indice depuis cinq ans. Notre premier objectif situé sur le niveau de 2000 correspond à 50% de retracement de la dernière vague de baissedepuis le niveau de 2482 et permettrait de clôturer le gap laissé entre le niveau de 1947 et celui de 1905.
Les animal spirits décrits pas Keynes dans les années 20 n'ont certainement jamais aussi bien décrit le comportement des marches qu'aujourd'hui. En effet, face à l'incertitude et à la peur, les investisseurs suivent le troupeau tête baissée, fonçant tout droit vers le vide. Les amateurs de Rabelais retrouveront ainsi sans difficultés la matérialisation des fameux moutons de Panurge.
Alors que nous l’annonçons depuis le début 2008 et alors que les dirigeants politiques ne cessent de se voiler la face depuis au moins aussi longtemps, l’INSEE vient de reconnaître que la France était bien entrée en récession au printemps dernier. En effet, notre Institut National de la Statistique vient d’annoncer qu’après avoir déjà reculé de 0,3 % au deuxième trimestre, le PIB français a baissé de 0,1 % au troisième trimestre et en ferait de même au quatrième. Autrement dit, non seulement la définition technique de la récession (deux trimestres consécutifs de baisse du PIB) est réalisée, mais bien pire, cette récession s’avère durable et profonde.
Le FMI est une mine d’or. Le Fonds Monétaire International possède en effet une des plus importantes réserves d’or au monde. A l’origine, le métal jaune assurait le bon fonctionnement du système monétaire mondial. Mais depuis la fin de l’étalon change-or, ces lingots n’avaient plus guère de rôle. Jusqu’à la crise financière actuelle...
Aux grands maux les grands discours !! Face à l’ampleur de la crise financière et aux inquiétudes des Français, Nicolas Sarkozy a sorti le grand jeu. Morceaux choisis: «La crise financière n’est pas une crise du capitalisme mais une crise d’un système qui s’est éloigné des valeurs les plus fondamentales du capitalisme, et qui en quelque sorte a trahi le capitalisme et l’économie de marché », « J’ai la certitude que nous pouvons refonder le capitalisme » ou encore « Au capitalisme financier il faut opposer le capitalisme des entrepreneurs » (comme le cholestérol, il y a le bon et le mauvais …)...
Il y a le feu en Europe. Et pour s'en sortir, il n’y a pas trente-six solutions, mais deux. D’une part, baisser le taux refi, de manière à retrouver une courbe des taux normale (alors qu’elle est inversée depuis neuf mois, c’est-à-dire que les taux courts sont supérieurs aux taux longs). De la sorte, les banques eurolandaises pourront sortir la tête de l’eau et refaire leur métier de transformation sans trop de difficultés. Ce geste serait d’ailleurs légitimé par trois mobiles : la désinflation, la récession et le sauvetage du système financier, sachant que la BCE a aussi une mission de stabilité de ce dernier…
La crise financière n’est pas encore terminée, mais la recherche des coupables, ou plutôt des boucs émissaires, a déjà commencé. Les coupables sont évidemment faciles à trouver puisque, si l’on en croit les dirigeants politiques européens, il s’agit des « méchants » financiers qui ont joué avec la vie de millions de personnes dans un simple but vénal. Dès lors, à les entendre, la solution résiderait dans une augmentation de la réglementation qui empêcherait ainsi les comportements malsains des « voyous » de la finance. Et pourquoi pas un peloton d’exécution place de la Concorde pour les plus véreux ?
Découplage. Recouplage. Les observateurs économiques se demandent tous ce qu’il va advenir de l’Asie dans ce contexte de ralentissement économique mondial. A cette question vaste, aucune réponse globale n’est possible tant l’Asie abrite une diversité de situation. La Chine est bien évidemment touchée par la crise. Le pays n’affichera plus 10 % de croissance annuelle mais sa performance économique devrait continuer à nous faire pâlir d’envie. Pourtant, la Chine suscite la méfiance. D’autres pays d’Asie, moins « médiatisés », méritent notre analyse en ces temps troublés. C’est le cas du Vietnam.
Les scénaristes des films catastrophes américains peuvent aller se rhabiller. La réalité dépasse aujourd’hui la fiction. En effet, après le drame des attentats du 11 septembre 2001 qu’aucun producteur hollywoodien n’aurait pu imaginer et même si elle évidemment moins coûteuse en vie humaine, la crise financière que nous vivons depuis plus d’un an est digne des plus grands films catastrophes qu’a réalisé l’Oncle Sam.
Il faut s’y préparer, à l’instar des trois derniers mois, la fin d’année 2008 sera particulièrement volatile sur les marchés boursiers internationaux. La raison de base en est assez simple : la visibilité est nulle. Ce faisant, les investisseurs naviguent à vue, passant en quelques heures de la plus grande déprime à la plus grande euphorie, puis de nouveau au pessimisme viscéral…
Chaque jour sur les marchés, les ours (bears) et les taureaux (bulls) s’affrontent, les premiers défendant violemment le pessimisme et la déprime boursière, les seconds tentant de démontrer le contraire et de croire en l’avenir. Cette sémantique animalière ne fait finalement que refléter les animal spirits (instincts animaux) explicités par Keynes dans les années 1920 pour expliquer le mimétisme qui prévaut structurellement sur les marchés financiers. En effet, il arrive très régulièrement et de manière structurelle que le combat entre les bulls et les bears soit perdu ou gagné d’avance. Il s’agit alors de périodes de bulle au cours desquelles le pessimisme est oublié ou du moins galvaudé, et de l’autre côté du prisme des possibles, des situations de krach brutal ou rampant, pendant lesquelles la moindre lueur d’espoir est honnie.
Si l’on regarde le côté face des médailles chinoises, ces Jeux Olympiques sont une formidable réussite pour la Chine qui affirme sa toute puissance aux yeux du monde. Sur le plan sportif tout d’abord, la Chine remporte 51 médailles d’or et devance les Etats-Unis (36 médailles d’or) ainsi que la Russie (23 médailles d’or). Sur le plan de la sécurité et de l’organisation, la Chine est parvenue avec son arsenal impressionnant (100 000 personnes) à prévenir d’éventuelles attaques terroristes mais également à museler les protestations contre les atteintes aux droits de l’homme...
L'Euro contre Dollar valait 1.6040 le 15 juillet dernier. Actuellement sur un niveau de 1.4400, la devise européenne est proche d'un ensemble de supports clés situés sur une zone couvrant le niveau de 1.4300 à celui de 1.4350. Ce barrage de support est susceptible de renverser la tendance temporairement.
Si la baisse de 0,2 % du PIB de la zone euro au deuxième trimestre était déjà connue et vient donc d’être confirmée, le détail des comptes nationaux et la nouvelle baisse des ventes au détail en juillet ajoutent un niveau supplémentaire sur l’échelle de la récession que connaît actuellement l’Euroland. En effet, au cours du deuxième trimestre, tous les postes clés de la demande enregistrent une baisse notable.
Le pétrole ayant dépassé notre objectif clé sur 108.00$ en traitant 105.45, la chute d'environ quinze dollars depuis le 28 août pour atteindre ce point pourrait être corrigée. Avant néanmoins, un nouveau mouvement baissier. Explications de l'analyse technique...
Depuis trois mois, la France ne cesse de jouer de malchance : élimination de son équipe de football dès le premier tour de l’euro 2008. torpillage de la Présidence française de l’Union européenne par le Non Irlandais, .temps exécrable sur la majorité de son territoire cet été, et surtout baisse de 0,3 % de son PIB au cours du deuxième trimestre. Pis, l’évolution récente des indicateurs avancés de la conjoncture (que ce soit dans l’industrie, les services ou encore la construction) indique qu’une variation nulle ou négative du PIB est également sur le point d’être enregistrée au troisième trimestre.
L’Australie a fait ses choux gras de la hausse des matières premières depuis le début de la décennie et a pleinement profité de l’envolée de ces derniers mois. Mais la roue tourne et l’accalmie observée ces derniers temps sur les prix des matières premières agricoles et des minerais pourrait bien mettre un terme à l’euphorie.
« Qui ne sait pas lire et vit avec un dollar par jour ne ressentira jamais les bienfaits de la mondialisation. »
- 0,5 % en Allemagne, - 0,3 % tant en France qu’en Italie, - 0,2 % pour l’ensemble de la zone euro. Non, il ne s’agit pas d’un simple trou d’air, mais bien d’une récession.
La descente aux enfers se poursuit pour l’économie française. Après la baisse de la consommation des ménages, l’effondrement des mises en chantier et le nouveau record abyssal du déficit commercial, c’est au tour de la production industrielle de susciter, une fois encore, toutes les inquiétudes.
Lorsqu’il y a environ six mois, nous écrivions dans ces mêmes colonnes que les Etats-Unis devraient éviter la forte récession mais que c’était plutôt la zone euro qui était menacée par cette dernière, nous n’étions pas pris au sérieux. Lorsqu’il y a trois mois, nous exprimions notre agacement à l’égard d’une BCE sourde à la réalité économique, qui ne cessait de répéter que la croissance eurolandaise se portait durablement à merveille, on nous demandait de nous taire. Et pourtant !
Il faut le reconnaître : le virage est difficile à négocier pour Jean-Claude Trichet et ses collègues de la BCE : comment reconnaître que la récession est aux portes de la zone euro sans se dédire de leur récente stratégie et de leurs précédentes déclarations sur la vigueur de la croissance eurolandaise ?
L’affaire Fortis fait parler d’elle. Aux Pays-Bas où la presse relate la gronde des actionnaires de ce groupe belgo-néerlandais de banque et d’assurances fortement impacté par la crise financière. En France où ce cas de figure est l’occasion d’évoquer l’ « égalitarisme batave »[1].
Heureusement que la langue française est riche, car au rythme auquel se succèdent les mauvaises nouvelles relatives à l’économie hexagonale, nous allons finir par manquer de qualificatifs. Ainsi, après les déceptions, les déboires et les sommets historiques atteints depuis un an par le déficit extérieur français, ce dernier a franchi une nouvelle marche dans sa phase de dégradation.