Chaque lundi, retrouvez la chronique hebdomadaire de Marc Touati
Euro et BCE : Retour aux dures réalités 11/08
Etats-Unis/Europe : l'histoire se répète. 04/08
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« Qui ne sait pas lire et vit avec un dollar par jour ne ressentira jamais les bienfaits de la mondialisation. »
- 0,5 % en Allemagne, - 0,3 % tant en France qu’en Italie, - 0,2 % pour l’ensemble de la zone euro. Non, il ne s’agit pas d’un simple trou d’air, mais bien d’une récession.
La descente aux enfers se poursuit pour l’économie française. Après la baisse de la consommation des ménages, l’effondrement des mises en chantier et le nouveau record abyssal du déficit commercial, c’est au tour de la production industrielle de susciter, une fois encore, toutes les inquiétudes.
Au sommaire cette semaine :
Lorsqu’il y a environ six mois, nous écrivions dans ces mêmes colonnes que les Etats-Unis devraient éviter la forte récession mais que c’était plutôt la zone euro qui était menacée par cette dernière, nous n’étions pas pris au sérieux. Lorsqu’il y a trois mois, nous exprimions notre agacement à l’égard d’une BCE sourde à la réalité économique, qui ne cessait de répéter que la croissance eurolandaise se portait durablement à merveille, on nous demandait de nous taire. Et pourtant !
Il faut le reconnaître : le virage est difficile à négocier pour Jean-Claude Trichet et ses collègues de la BCE : comment reconnaître que la récession est aux portes de la zone euro sans se dédire de leur récente stratégie et de leurs précédentes déclarations sur la vigueur de la croissance eurolandaise ?
L’affaire Fortis fait parler d’elle. Aux Pays-Bas où la presse relate la gronde des actionnaires de ce groupe belgo-néerlandais de banque et d’assurances fortement impacté par la crise financière. En France où ce cas de figure est l’occasion d’évoquer l’ « égalitarisme batave »[1].
Heureusement que la langue française est riche, car au rythme auquel se succèdent les mauvaises nouvelles relatives à l’économie hexagonale, nous allons finir par manquer de qualificatifs. Ainsi, après les déceptions, les déboires et les sommets historiques atteints depuis un an par le déficit extérieur français, ce dernier a franchi une nouvelle marche dans sa phase de dégradation.
Avant tout, nous nous devons de signaler à ceux qui, comme nous, sont des Européens de la première heure, que les réalités décrites dans les quelques lignes à venir sont très dures à supporter.
Certes, la progression annualisée du PIB américain au deuxième trimestre est moins forte que prévu, en l’occurrence 1,9 % contre 2,3 % attendu par les marchés. Néanmoins, s’il y a encore deux mois et a fortiori début 2008, on avait annoncé à ces mêmes marchés que la croissance américaine atteindrait un tel niveau, ils auraient signés tout de suite. D’ailleurs, souvenons-nous qu’il y a encore quelques mois également, une grande majorité des économistes annonçait une baisse durable du PIB américain pour 2008.
« BRIC » : Brésil, Russie, Inde, Chine. L’acronyme imaginé au début de la décennie pour désigner les pays à fort potentiel ne pensait pas trouver une si forte acuité. Aujourd’hui, le monde ne se comprend plus sans ces quatre grandes puissances économiques, politiques, démographiques et même culturelles. Quatre géants qui sont devenus des acteurs de premier plan de la révolution économique que le monde traverse. Quatre reflets de la mondialisation dans tous ses états. Petite étude de cas...
Depuis le 7 juillet, date à laquelle le tribunal arbitral a accordé à Bernard Tapie 285 millions d’Euros dans le litige qui l’opposait au Crédit Lyonnais sur la revente d’Adidas, la polémique fait rage… On a donc assisté à la montée au créneau de François Bayrou, du Parti Socialiste, d’Eva Joly et de Jean Peyrelevade. Tous dénoncent l’illégitimité du tribunal arbitral. Le dossier prend donc une tournure politique, on parle même d’affaire d’Etat. Bigre !! Face à cette agitation collective, une mise en perspective s’impose.
Décidemment, juillet 2008 constituera certainement l’un des plus mauvais mois que l’économie française ait connu depuis la récession de 1993. En effet, après la baisse de la production industrielle, la flambée du déficit extérieur, l’augmentation du déficit public, le repli de la consommation des ménages malgré les soldes, la chute du climat des affaires dans l’industrie, les services, le bâtiment et même le commerce de gros, c’est au tour de la confiance des ménages et des mises en chantier d’atteindre de nouveaux planchers.
Emission du 25 juillet 2008 : 1er bilan : vacances serrées !
Et ca continue, encore et encore... Malheureusement, les statistiques relatives à l’économie française se suivent et se ressemblent : elles ne cessent de décrire une activité fragile et de plus en plus moribonde. Cette semaine n’a pas dérogé à cette triste règle. Ainsi, alors qu’elle aurait pu être marquée par la ratification parlementaire de la Loi de Modernisation Economique (LME), cette troisième semaine de juillet restera certainement ancrée dans les esprits comme celle qui a confirmé le plongeon de l’économie française au mieux vers la stagnation, au pire vers la récession.
Ce n’est désormais plus notre prévision, mais une réalité : la zone euro est entrée en récession. En effet, après être déjà passé sous la barre des 50 en juin, l’indice des directeurs d’achat eurolandais a encore chuté en juillet, tant dans l’industrie que dans les services. En atteignant respectivement 47,5 et 48,3, ces indicateurs avancés de l’activité économique globale confirment qu’une baisse du PIB devrait être observée tant au deuxième qu’au troisième trimestre 2008.
4 candidats :
S'il est élu, le candidat répubicain John McCain a promis 5 000 dollars à chaque acheteur de voiture électrique. Le pétrole assimilé comme énergie fossile pourrait sceller son avenir sur ce niveau de prix au regard de la tendance à la protection de l'environnement et de l'énergie propre. Les démocrates entendent limiter la spéculation sur le pétrole. Bien que l'or noir soit côté sur trois marchés réglementés et différents, les démocrate pourrait déposer un nouveau décret visant à contenir la spéculation sur les dérivés du NYSE...
La bonne surprise que certains attendaient n’a pas eu lieu. Ainsi, alors que, depuis 1998, la consommation des ménages n’a cessé de soutenir la croissance française, générant régulièrement des « bonnes surprises » au travers de sa résistance tenace, le miracle ne s’est pas produit en 2008.
Ségolène Royal qui s’est récemment illustrée en affirmant que « Nicolas Sarkozy n’était pour rien dans la libération d’Ingrid Betancourt » passe la vitesse supérieure et tire désormais à boulets rouges sur le Président qu’elle attaque personnellement. En effet la candidate malheureuse à la dernière élection présidentielle voit un lien immédiat entre sa dénonciation de la main-mise du clan Sarkozy sur la France et la mise à sac de son appartement. Cette charge anti Sarko pourrait bien se révéler contre-productive, voire lui revenir tel un boomerang.
La devise européenne a effectué un double top sur le niveau de 1.6030 en traitant 1.6020 le 22 avril dernier et 1.6036 le 15 juillet.
Ce qui devait arriver arriva et arrivera. C’est malheureusement la triste synthèse des statistiques récentes et à venir de l’économie française. En effet, après le plongeon de la confiance des ménages et des chefs d’entreprise tant dans l’industrie que dans les services, après le nouveau record historique du déficit extérieur et avant la rechute de la consommation en juin, la production industrielle française a enregistré un plongeon de 2,6 % sur le seul mois de mai.
La République démocratique populaire lao ou Laos fait partie des pays qui frappent à la porte de l’Organisation Mondiale du Commerce depuis des années et est de ceux qui aujourd’hui sont les mieux placés pour intégrer cette arène de l’économie mondiale. Ce serait une belle récompense pour ce petit Etat, listé parmi les pays les moins avancés (PMA), qui, depuis le milieu des années 1980, a multiplié les réformes pour passer d’une économie à planification centralisée à une économie de marché.
Notre prévision de reprise du dollar index et du dollar contre l'Euro permettrait d'appuyer notre scénario de pause du cycle de hausse du pétrole. Un rebond de 1% du dollar provoquerait une correction de 4 dollars du baril. Le Crude light Oil évolue en zone non explorée ne permettant plus à ce stade une analyse technique réellement appropriée sous réserve d'une coorrection apportant de l'eau à notre moulin technique. La difficulté réside dans le point exact de retournement...
« Pourquoi a-t-on créé les économistes ? Pour que les météorologues ne soient pas les seuls à se tromper ». Au-delà de cette boutade bien connue (qui rappelle néanmoins que les économistes doivent avant tout faire des prévisions et pas seulement se résoudre à décrire le passé, tout en étant constamment habités par un esprit d’humilité), il y a depuis quelques années une nouvelle similitude entre ces deux professions.
Une fois encore, l’économie américaine surprend par sa résistance. En effet, alors que de nombreux économistes n’ont de cesse d’annoncer son écroulement depuis des mois, voire des années, celle-ci continue de résister et d’éviter la crise tant annoncée et parfois même souhaitée.
Après six semaines de baisse, un retour très rapide d'ici demain soir au-dessus du niveau de 3400 permettrait à l'indice Eurostoxx de reporter cette perspective baissière, voire de l'invalider au-dessus du niveau de 3500. Les objectifs haussiers en cas de rebond seraient situés sur les niveaux de 3386, 3460, 3530, 3600, 3661 voire 3735...
A l’évidence, la France n’a vraiment pas brillé sur la scène européenne au cours du premier semestre 2008 : perte d’une place dans le classement de la croissance européenne, désormais juste derrière le Portugal et juste devant l’Italie qui s’enracine à la dernière place ; dégradation des relations franco-allemandes, par manque d’engagement clair de l’Hexagone en matière de réformes de la dépense publique ; et enfin élimination dès le premier tour de l’Euro 2008 en n’ayant marqué que deux buts, dont un contre son camp…
La crise financière et économique mondiale n’épargne personne. Pis, elle touche plus durement encore les économies européennes qui affichaient jusque là les plus belles réussites.
Un livre récent, « Ubu loi », rédigé par Philippe Sassier et Dominique Lansoy, met bien en lumière les travers de la législation française. Il existe actuellement en France plus de 10 500 lois, 120 000 décrets, 7 400 traités, 17 000 textes communautaires et 62 codes différents. En ce qui concerne plus particulièrement le droit du travail, la « loi sur les 35 heures » comporte 37 articles, soit 44 pages ! Elle a donné lieu à 12 décrets et 2 circulaires, d’un total de 190 pages. Dans ces conditions, on comprendra aisément que les entreprises rechignent à recruter...
A force d’avoir été annoncée presque partout et notamment par de nombreux « spécialistes très éminents », la récession risque bien de faire son grand retour. Cependant, alors qu’une large majorité de prévisionnistes l’attendait aux Etats-Unis (elle devait même être la plus grave depuis l’après-guerre), c’est finalement en Europe que la probabilité du retour de la récession est la plus forte.
Avec un baril de brut qui frôle les 140 dollars, les regards des pays importateurs se tournent vers les fournisseurs de cet or noir, OPEP en tête, qui engrangent les profits sous forme de pétrodollars. Plus près de chez nous, la manne pétrolière profite aussi… à la Norvège. Le pays est en effet le huitième producteur et le cinquième exportateur mondial de pétrole. Le brut exploité l’est principalement via des forages off-shore en Mer du Nord ou en Mer de Norvège. 20 milliards de barils de pétrole ont été extraits du plateau continental norvégien depuis que la production a commencé en juin 1971. L’an dernier, la Norvège a produit 2,56 millions de baril par jour (mbj) de pétrole sur les 4,95 mbj produits en Europe (zone OCDE)...
Bonjour à toutes et à tous
Ce n’est un secret pour personne, Nicolas Sarkozy est fasciné par les Etats-Unis dont il partage les valeurs telles que le travail, la réussite, le rêve de l’ascension sociale et l’argent roi... On se souvient encore des images du Président faisant son jogging à Central Park ou au Fort de Brégançon avec un tee shirt NYPD !! D’ailleurs, la visite qu’il rendit à George Bush durant l’été 2007 fit beaucoup de bruit en France où le Président Américain n’est pas en odeur de sainteté. Les Ray Ban aviators à verres miroirs bien vissés sur le nez, Nicolas Sarkozy assume complètement cet atlantisme qui fait grincer des dents beaucoup de nos compatriotes...
L'Eurostoxx n'a pas confirmé de scénario noir en brisant son dernier rempart 'Fibonnaccique' situé sur le niveau de 3470. Ses supports majeurs sont restés intacts malgré une conjoncture défavorable et le nouveau record sur le Crude light Oil sur le niveau de 140$. Nous sommes restés partisans de scénarii de retournement haussier sur l'ensemble des indices évoquant toutefois, par prudence, la menace d'un cycle de baisse. A ce stade et sous un angle purement technique , le comportement de l'indice phare européen permet de nouveau d'anticiper une nouvelle approche haussière.
Remontée des taux de la BCE en juillet, certainement à l’automne pour la Réserve fédérale, américaine, retour des rumeurs sur l’Iran, risque de nouvelle flambée des cours du pétrole, craintes de nouvelles dévalorisations d’actifs pour les banques américaines et européennes, relance de la crise du crédit, notamment via les cartes bancaires, puis assèchement de la consommation, notamment outre-Atlantique, menaces terroristes prises très au sérieux par les autorités chinoises à l’occasion des Jeux Olympiques de Pékin…
En septembre 2007, un sondage BVA–Orange–l’Express indiquait que 42 % des personnes interrogées souhaitaient que Rachida Dati ait davantage d’influence dans la vie politique française. Malheureusement pour la Garde des Sceaux, ce chiffre est tombé à 32 % en mai 2008... Si l’on ajoute le fait que Rachida Dati n’a pas été intégrée dans la « task force présidentielle » ( la garde rapprochée de 7 ministres choisis par Nicolas Sarkozy ), il n’en faut pas plus à certains pour affirmer que cette dernière n’a plus l’oreille du Président voire qu’elle serait en pleine disgrâce...
La Slovaquie rejoindra la zone euro en janvier prochain. Cinq ans environ après son adhésion à l’Union Européenne, elle deviendra le premier pays de l’ex-bloc soviétique à franchir le pas et sera le seizième membre de la zone euro, au moment où celle-ci fête son dixième anniversaire. Ce feu vert des autorités européennes récompense le travail de Bratislava pour atteindre les critères de convergence économique fixés par le Traité de Maastricht et s’imposer comme un acteur européen à part entière.
On peut déceler trois tendances de fond des marchés financiers d’aujourd’hui : l’interdépendance accrue entre les différents compartiments du marché ; la sophistication accélérée des instruments financiers et des stratégies mises en place par les intervenants et, pour terminer, le poids croissant qu’occupe la finance dans l’économie mondiale, non seulement en raison de l’arrivée des pays émergents, mais aussi parce que des enjeux nouveaux vont exiger des financements appropriés. L'analyse de Bernard Marois
Après plus de quinze ans d’absence sur les podiums des craintes économiques mondiales, l’inflation a fait dernièrement son grand retour.
Quand les Etats-Unis s’enrhume, le Mexique éternue. Les liens commerciaux privilégiés entre le pays et son voisin et collègue de l’ALENA sont pour bonne part à l’origine du développement de l’économie mexicaine. Mais en 2008, dans le contexte de crise économique et financière mondiale, cette dépendance commerciale est devenue pénalisante et procyclique. Attention aux lendemains difficiles...
Malmené dans les médias, bousculé à l’UMP, Nicolas Sarkozy doit également faire face au jugement sévère des Français sur sa politique. Ainsi, selon le dernier sondage BVA-Les Echos-France Inter, 67 % des personnes interrogées jugent « mauvaise » la politique économique menée par le gouvernement contre 29 % « de bonnes opinions ». Le président atteint un record d’impopularité qui a priori, selon le même sondage, transcende les clivages d’âge ou de catégorie socio-professionnelle. Face aux difficultés qu’il rencontre, Nicolas Sarkozy passe à l’action avec la vivacité qu’on lui connaît...
Le Dollar index qui représente une approximation du "Taux de change effectif du dollar" est un indice phare pour les cambistes et trésoriers sur le Forex. Il matérialise le dollar contre un panier constitué de six autres devises : l'Euro, le Yen, la livre sterling, le dollar canadien, la couronne suédoise et le franc suisse.
Depuis le XVIIème siècle et la naissance du capitalisme, les théories économiques n’ont cessé de se développer, se complétant parfois, s’opposant souvent, avec généralement pour but de devenir la théorie dominante. Depuis lors, l’histoire de la pensée économique a ainsi été une succession de périodes de gloire des différentes théories, les unes réfutant les autres et ne pouvant, du moins en apparence, subsister ensemble.
Peut-on arrêter le mouvement ? A l’heure où les marchés financiers montrent la toute-puissance de leur dérèglement, où l’ « or noir » n’a jamais aussi bien mérité son nom, où les émeutes alimentaires nous rappellent la précarité de millions d’habitants du Sud..., la mondialisation fait renaître des fougues anti-mondialistes que l’on n’avait guère connues depuis les manifestations contre l’OMC à Seattle - qui font l’objet d’un film actuellement à l’affiche, ironie de l’histoire ! Sous ces auspices troublés, une question revient : et si la mondialisation était irréversible ?
Le duel entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë pour le poste de premier secrétaire du Parti Socialiste a commencé. Anticipant la sortie du livre de son rival le 22 mai, c’est Ségolène Royal qui a «dégainé» la première en annonçant sa candidature vendredi 16 mai. Actuellement distancée de près de 10 points par Bertrand Delanoë (sondage IPSOS auprès des sympathisants socialistes), elle n’aura pas la tâche facile, d’autant que les traces laissées par sa défaite en 2007 ajouteront un degré de complexité supplémentaire à son entreprise...
Le Future Eurostoxx a bien confirmé notre anticipation de renversement de tendance du 19 mars dernier et la correction qui s'en est suivie. Notre analyse haussière réitérée ensuite reste d'actualité avec comme prochain objectif le niveau de 4010. Que nous dit à présent l'analyse technique pour l'avenir ?
Beaucoup de gens s’étonnent de voir les bonnes performances de nos entreprises du CAC 40, en termes de croissance des bénéfices, alors que l’économie française semble engluer dans une croissance « molle ».
C’est certainement LA révolution économique (du moins en apparence) de l’actuelle législature, à savoir l’interdiction constitutionnelle du déficit budgétaire en France. Malheureusement, et comme souvent dans l’histoire économico-politique française, cette révolution n’est qu’apparente et relève plus de la communication politique que de la crédibilité économique. Tout d’abord, si elle votée, cette réforme ne s’appliquera qu’à l’horizon 2012. D’ores et déjà, il est donc clair que les dirigeants actuels du pays n’auront pas à gérer cette « révolution » apparente, à moins qu’ils soient tous reconduits au pouvoir en 2012. En outre, au-delà du choc des mots, la réalité de cette annonce est beaucoup moins percutante qu’on pourrait le penser.
La Turquie et le FMI, c’est une histoire de fond et de fonds. Le Fonds Monétaire International vient de débloquer une enveloppe de 3,65 milliards de dollars, la dernière tranche d’une ligne de crédit d’un total de près de 10 milliards de dollars, accordée pour trois ans en 2005. Désormais en relative meilleure santé, la Turquie n’a presque plus besoin de médecin. Dans le cadre du dernier plan, triennal qui l’unit au FMI, elle va encore recevoir près de 3 milliards et demi de dollars. Mais ce pourrait être la dernière injection...
Impressionnant ! Alors que les cours du pétrole ne cessent de battre des records, que l’euro évolue au-dessus de 1.50 EUR/USD depuis maintenant trois mois, que la croissance de l’économie américaine est proche de zéro depuis le quatrième trimestre 2007 et que la croissance mondiale ralentit, l’indice IFO de confiance des industriels allemands résiste et demeure à un niveau, certes inférieur à ses niveaux du premier semestre 2007, mais encore élevé.
Cafouillage, camouflet, revers cinglant...Les qualificatifs ne manquent pas pour décrire la réaction de l’Assemblée Nationale au projet de loi sur les OGM (136 voix contre et 135 pour) . L’absentéisme de nos députés et le cumul des mandats n’expliquent pas ce manque de discipline de la part de la majorité parlementaire. Il s’agit bien d’un message direct adressé à Nicolas Sarkozy qui traduit le malaise grandissant d’une partie des députés vis à vis du Président...
L'Eurostoxx vient d'atteindre hier notre objectif situé sur le niveau de 3875 (3879 traité hier en séance). L'indice pourrait effectuer une correction à hauteur des trois premiers retracements de Fibonacci situés sur les niveaux de 3761, 3700 et 3650 avant de rebondir pour ensuite poursuivre notre strategie de fin de cycle baissier sur l'eurostoxx et atteindre le palier suivant sur le niveau de 4010. Explication chartiste...
Les crises économiques et financières sont vieilles comme le capitalisme. La première bulle enregistrée par l’Histoire est « la crise des tulipes » de 1637, en Hollande. Plus récemment, nous avons connu la crise « asiatique » de 1997 et la bulle internet de 2001. Est-ce que la spéculation est la principale responsable ? Faut-il éliminer la spéculation financière ? Les réponses de Bernard MAROIS, Professeur à HEC et Président du club Finance HEC, qui, désormais, nous fera le plaisir d'écrire régulièrement sur le site d'ACDEFI.
Il faut le reconnaître, nous n’avions pas anticipé que la croissance du PIB français atteindrait 0,6 % au premier trimestre 2008. Notre prévision d’une augmentation de seulement 0,3 % n’a donc pas été validée. Et le fait que le consensus prévoyait également une croissance faible à 0,4 % n’est évidemment pas suffisant pour nous réconforter. En fait, face à ce décalage, deux types de comportement sont possibles. Soit celui du profil bas et du retournement de veste, via une révision fortement haussière de notre prévision de croissance pour 2008 ; soit celui de la franchise qui nous impose de souligner que les comptes nationaux du premier trimestre nous paraissent mystérieux et nous amènent à appeler à la prudence : Non ! Madame Lagarde, ne criez pas victoire trop vite.
L’idée était incitative à l’origine : récompenser les pays et les industriels qui s’évertuent à moins polluer en leur allouant des crédits carbone monnayables. Et de créer une Bourse du carbone, c’est-à-dire un marché de négociation et d’échange de crédit d’émission des gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique. Est-ce vraiment si simple ?
La France n’est pas un pays facile à gouverner et les Français - trop souvent déçus de leur classe politique - sont depuis longtemps les champions de l’alternance en matière électorale. Ainsi, chaque élection dite intermédiaire se transforme bien souvent en vote sanction vis à vis du pouvoir en place. La réaction de nos compatriotes vis à vis de Nicolas Sarkozy ne déroge pas à la règle, comme l’ont montré les résultats des dernières élections municipales et cantonales.
Ce dicton populaire bien connu a rarement été aussi juste qu’en ce mois de mai 2008. Non parce qu’il correspond au quarantième anniversaire de mai 68. Non parce que le printemps semble enfin arriver dans le ciel hexagonale. Non parce que les investisseurs boursiers semblent également retrouver quelque espoir. Mais surtout parce que le nombre de jours travaillés risque d’être l’un des plus faibles de l’histoire française récente.
Jusque là ils émergeaient. Ils vont peut-être nous submerger. La montée en puissance de la Chine, de l’Inde, du Brésil, de la Russie (les fameux « BRIC ») et des pays producteurs de pétrole n’a de cesse de s’affirmer alors que l’économie mondiale dérape, que les travers de la finance hérissent, que les cours de l’or noir s’envolent au-delà des 120 dollars et que la flambée des prix alimentaires fait craindre un désastre humain. La vague pourrait même prendre des allures de tsunami.
Nicolas Sarkozy est probablement l’homme politique le plus doué de sa génération face à la caméra de télévision. Alain Duhamel, spécialiste reconnu du monde politique, a d’ailleurs écrit à son sujet : «Personne - absolument personne - ne prépare aussi méticuleusement que Nicolas Sarkozy une émission de radio ou de télévision.(...) A la télévision comme à la radio, il mériterait d’être consacré meilleur ouvrier de France» ( « Derrière le miroir , les hommes politiques et la télévision » 2001). Nicolas Sarkozy lui même écrivait dans son ouvrage Libre en 2003: «Chaque fois, je préparais mes débats avec une sorte de fièvre, révisant mes dossiers jusqu’à les posséder. (...) Ainsi, j’allais à l’affrontement avec une réponse préparée à chaque question prévisible». A-t-il été à la hauteur lors de son intervention télévisée du jeudi 24 avril ?
Il y a parfois des prévisions qu’on souhaiterait ne pas voir se réaliser. Ainsi, il y a un an, alors qu’à l’instar des dirigeants politiques, le consensus des prévisionnistes annonçait une croissance française d’environ 2,3 %, nous paraissions bien pessimistes avec nos 1,8 %, soit seulement 0,1 point de moins que la réalité. Depuis six mois, bis repetita : nous annonçons une croissance de 1,4 % pour cette année et le gouvernement s’est entêté à maintenir sa prévision de 2 à 2,5 % pour finalement la ramener dans une fourchette de 1,7 % à 2 %.
Une nouvelle expression pathétique a fait son apparition dans les médias, sur fond d’images de ventres vides et de porte-monnaie dépourvus : la « crise alimentaire » frappe la planète. Deux mots qui traduisent le déchirement de la mondialisation. Ses arrangements, ses contradictions, ses séquelles. Quid des raisons de cette « crise » ? Sur un plan purement réel - dans le sens de l’ « économie réelle » -, il s’agit d’un « simple » mais malheureux problème de rareté d’une ressource. Et qui dit rareté dit souvent élévation des prix. Et le paradoxe est là : l’offre chute alors que la demande explose.
Nicolas Sarkozy est toujours en baisse dans les sondages (38 % d’opinions favorables soit -3 points selon Opinion Way ) derrière François Fillon, qu’il tire vers le bas, mais qui demeure néanmoins plus populaire que lui (51% d’opinions favorables soit -3 points). Baisse encore plus sévère selon le dernier sondage IFOP – JDD qui crédite Nicolas Sarkozy de 36 % d’opinions favorables (52 % pour François Fillon), soit le plus mauvais score d’un Président de la V° République un an après son élection. Il semble que Nicolas Sarkozy supporte de moins en moins François Fillon, à qui il reproche le manque de soutien dans les moments difficiles. Dans ce contexte, il semble que les chiffres des sondages ajoutent de l’huile sur le feu...
Un peu à la manière d’un « ne tirez pas sur l’ambulance », les leaders américain, canadien et mexicain se sont érigés en ardents défenseurs du traité de libre-échange nord-américain (ALENA), lors du Partenariat pour la sécurité et la prospérité (PSP), en sommet à La Nouvelle-Orléans.
Emission du 16 avril 2008 : La flambée des étiquettes et le record d’inflation dans la zone euro
Lors du sommet économique et financier du G7 dernier, une surprise de taille s’est produite : pour l’une des rares fois depuis le début des années 90, les dirigeants économiques et monétaires des soi-disant sept pays les plus riches de la planète ont osé l’impensable : rédiger un communiqué officiel faisant état de leur inquiétude quant à l’évolution excessive des devises internationales…
A l’heure où le monde regarde son assiette, le partage du gâteau « Mondialisation » soulève des haut-le-coeur. Dans les rayons débordants de nos supermarchés, nous nous emportons devant le prix de la plaquette de beurre allégé en matières grasses, devant le renchérissement du paquet de tagliatelles au blé complet, devant la « valse des étiquettes » de la brick de lait demi-écrémé enrichi aux oméga 3. Pour d’autres, le panier à provisions est désespérément vide. Acheter du blé, du riz, du maïs, de l’huile… est un luxe tant les prix se trouvent désormais dé-correllés du pouvoir d’achat de pays en développement tels que Haïti, l’Egypte, l’Ethiopie, Madagascar, les Philippines… où l’on assiste aux premières « émeutes de la faim ». La « crise alimentaire » menace. Au vu des considérations humanitaires et politiques qui sont en jeu, les grands de ce monde ont multiplié ces derniers jours les initiatives pour apporter fonds et aide logistique aux populations les plus démunies.
La cause tibétaine et à travers elle la question des droits de l’homme est désormais au cœur des 29èmes Jeux Olympiques qui auront lieu à Pékin du 8 au 24 Août. Ces jeux n’ont pas encore commencé mais les épreuves sont déjà au rendez vous.
Alors que la flamme des jeux olympiques de Pékin passe de pays en pays et de fiasco en fiasco, la Chine, imperturbable, continue son bonhomme de chemin, défiant les règles usuelles de l’économie, de la finance et de la géopolitique. Ainsi, alors que l’ensemble des pays développés connaissent un ralentissement économique marqué, la Chine continue de croître à des rythmes supérieurs à 10 % en dépit du souhait de ses propres dirigeants de calmer la machine. En d’autres termes, alors que les pays occidentaux cherchent par tous les moyens à doper les chiffres de croissance, la Chine essaie de les limiter, en vain.
3,8 % de croissance l’année dernière mais 2,2 % et 2 % prévus pour 2008 et 2009 (selon les prévisions d'ACDEFI). 2,8 % d’inflation en 2007 mais 4,1 % attendus cette année. Un chômage à 8,8 % d’après les derniers chiffres et qui pointe vers la barre des 10 % pour 2009. Un déficit courant qui est tombé à - 134 milliards de dollars pour 2007.
Nicolas Sarkozy remonte lentement mais sûrement dans les sondages et comble progressivement son déficit en terme d’image. Ainsi, il gagne 4 % de bonnes opinions selon le dernier sondage BVA – Orange – L’Express.